Licence Creative Commons: Attribution (BY) + Non Modification des partages (ND)
Affichage des articles dont le libellé est Dr Farsalinos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dr Farsalinos. Afficher tous les articles

lundi 21 mai 2018

Vapecon 2018: brefs retours sur les débats et des infos suisses sorties à l'occasion

Le Dr Reto Auer et le Pr Riccardo Polosa
Ce week-end s'est tenue la Vapecon au Palais des Congrès de Bienne. Le salon, plus petit que ses grands frères Vapexpo français ou Vapitaly, accueillait des conférenciers scientifiques de premier plan le samedi, tandis que le dimanche était réservé à une discussion sur la nouvelle situation post-prohibition en Suisse. Brefs retours malgré que j'y ai égaré mon bloc notes...

Le Pr Riccardo Polosa, de l'Université de Catania et membre de la Ligue Italienne Anti-Fumée (LIAF), a présenté un ensemble de recherches sur les effets du vapotage. Les arrêts de la cigarette suivi d'une amélioration des problèmes respiratoires, y compris pour des personnes souffrant d'asthme, font partie des effets les plus saillants. Le Pr Konstantinos Farsalinos, de l'Université de Patras, a pour sa part décrypté les biais ou erreurs manifestes d'une série d'études alarmistes sur le vapotage. Erreur méthodologiques, dont celle des vaporettes poussées bien au-delà de la puissance d'utilisation prévue et courant pour le modèle de l'étude, ou énigmes sur la manière dont les résultats irréalistes ont été obtenus, étaient au menu d'un échantillon d'études erronées assez inquiétant concernant la qualité des publications scientifiques.

Une étude sur le sevrage à l'aide de la vape en Suisse

Pour sa part, le Pr Reto Auer, de l'Université de Berne, a présenté le projet d'étude clinique ESTxENDS (Efficacy, Safety and Toxicology on Electronic Nicotine Delivery Systems) qui va débuter dans les semaines à venir en Suisse. Plus de 1'200 fumeurs désirant arrêter de fumer vont être suivis, les uns utilisant des vaporettes et des liquides nicotinés en plus de conseils d'arrêt tabagique, les autres avec les seuls conseils, sur six mois. Des mesures toxicologiques évalueront l'évolution des niveaux de toxines présentes chez les participants au long de l'étude. En teasing, on peut annoncer que plus de détails seront présentés dans un article pour le très prochain numéro du Bulletin de Sovape, auquel vous pouvez vous abonner gratuitement.

Sur nos monts

Le dimanche était consacré à la situation Suisse avec les représentants romands et suisse-allemands de la SVTA, l'organisation des professionnels de la vape, et de Helvetic Vape, l'association des usagers, modéré par Phil Scheck, le fameux revieweur Youtube. De part et d'autre, on se réjouit de l'abolition de la prohibition illégale de vente des liquides nicotinés après neuf ans de régime sec en Suisse. Pour autant, les contours de cette légalisation forcée par la justice ne sont pas encore clairs, l'administration n'ayant visiblement pas compris, ou n'ayant pas envie de comprendre, les termes même du jugement. 

Jugement avec effet immédiat pas encore appliqué !

Phil Scheck, Marc Szeemann, Olivier Théraulaz, Stefan Meile, Nicolas Michel
Bien que le verdict rendu le 24 avril s'applique avec effet immédiat, aucune directive ne semble encore avoir été donnée aux douanes qui ont bloqué certains colis de liquides nicotinés pour des professionnels, d'après des témoignages recueillis par la SVTA. Olivier Théraulaz, le président d'Helvetic Vape, a annoncé l'envoi imminent d'une lettre à l'administration pour avoir des précisions explicites concernant les dispositions prises pour respecter le rendu de justice. Les galimatias publiés sur le site de l'OSAV étant au mieux n'importe quoi, tant au niveau légal que sur les explications techniques qui frisent le ridicule [message aux débutants: ATTENTION, pour éviter un accident, ne suivez surtout pas les indications techniques des sites de l'OSAV et de l'OFSP !].

Une opportunité et un défi

Même si les détails adminsitratifs ne sont pas éclaircis, Nicolas Michel de la SVTA voit dans la légalité de vente des liquides nicotinés une opportunité de développement pour la vape mais aussi un défi pour les boutiques spécialisées dans le nouvel environnement qui va se mettre en place. Pour le vendeur lausannois, se reposer sur la niche commerciale des vapoteurs déjà convertis ne sera pas pérenne et impose aux boutiques d’affûter leurs conseils aux fumeurs pour sortir du tabagisme à l'aide du vapotage afin d'attirer et étendre la clientèle. Développer une culture de réduction des risques pour les boutiques en première ligne de l'aide à l'arrêt du tabagisme avec le vapotage, d'ors et déjà moyen le plus populaire utilisé pour cela par les fumeurs suisses, est la clef de développement de la branche.

Les risques du vapotage

Articuler des formations spécifiques, peut-être même avec les milieux de la santé, pourrait être un apport de premier choix dans cette perspective. Mais l'ombre d'une assimilation du vapotage au tabagisme dans la future Loi Tabac (LPTab), sur laquelle Helvetic Vape a fait une prise de position argumentée lors de la consultation publique, pourrait évidemment freiner un tel développement en restreignant massivement les possibilités de communiquer pour les professionnels de santé, de vape évidemment, mais aussi les usagers, notamment sur les réseaux sociaux. Cette assimilation interdirait aussi de fait de pouvoir tester, goûter et recevoir des instructions pratiques en boutiques par l'interdiction de vapoter dans les lieux publics, au même titre que le tabagisme. 

Une assimilation d'un produit sans combustion ni tabac au tabagisme dont la seule logique semble la défense du tabagisme, ou de ceux qui en vivent indirectement. Les opposants aux vapotage pourraient d'ailleurs prendre des initiatives au niveau des cantons pour restreindre le droit d'arrêter de fumer à son aide. Une première motion inquiétante en ce sens a été déposée au Grand Conseil vaudois en mars, sans avoir consulté les usagers ni les professionnels.

La salle a eu l'occasion de poser des questions aux intervenants dans des échanges stimulants. Il serait long de tout détailler ici. Surveillez la chaîne de Phil Scheck, si la prise de son le permet, il mettra des vidéos des conférences et débats. L'ambiance générale du salon était très sympa avec un bon panel de stands, de matériel et de liquides, notamment des découvertes locales. Mais des commentateurs plus calés que moi feront probablement des retours plus précis sur ce volet... 

Bonus track [Parental advisory explicit lyrics]

Un sujet du journal de la Télé locale Bielingue avec une brève apparition de votre dévoué ...


mardi 8 mai 2018

Conférences de K. Farsalinos, R. Polosa et R. Auer le 19 mai à la VapeCon de Bienne

Les professeurs Konstantinos Farsalinos et Riccardo Polosa, deux des scientifiques spécialistes du vapotage les plus renommés mondialement seront à Bienne le samedi 19 mai après-midi à la VapeCon. Dans la salle de conférence du Palais des congrès de Bienne, le Dr Reto Auer, chercheur à l'Université de Lausanne et de Berne, les accompagnera pour présenter sa prochaine étude de cohorte qui doit se dérouler en Suisse à partir de juin. Agendée à 13 h, les conférences seront en anglais avec une traduction simultanée en français et allemand, suivi d'un débat entre les trois scientifiques animé par Olivier Théraulaz, président de l'association Helvetic Vape.

Le Pr Konstantinos Farsalinos est chercheur au Centre de chirurgie cardiaque Onassis à Athènes et au département de pharmacologie de l'Université de Patras, en Grèce. Il a mené des dizaines d'études au sujet du vapotage, notamment sur sa cytotoxicité, les protocoles corrects d'évaluation des émanations de vapotage et des enquêtes sur les usages des vapoteurs. Il poste régulièrement des synthèses de ses recherches ou des réactions à des études sur son blog E-cigarette Research

Le Pr Riccardo Polosa dirige l'Institut de médecine interne et d'urgence et le Centre de recherche sur le tabac (CPCT) de l'Université de Catane en Italie. Auteur de plus de 250 articles et livres scientifiques sur la médecine respiratoire, l'immunologie clinique et la dépendance au tabac, le Pr Polosa et son équipe de recherche ont mené plusieurs essais cliniques sur le vapotage. Il est également du comité scientifique de la Ligue Italienne Anti-Fumée (LIAF).

Le dimanche sur la Suisse

Comme précédemment annoncé, la conférence du dimanche après-midi de la VapeCon sera consacrée à exposer la situation pour le vapotage en Suisse avec Olivier Théraulaz, Marc Szeemann, respectivement président et secrétaire général de l'association Helvetic Vape, accompagnés de 'PhilGood' Scheck, célèbre reviewer en terre helvète.

VapeCon - samedi 19 et dimanche 20 mai 2018
au Palais des congrès CTS Biel, Rue centrale 60, 2501 Biel / Bienne

CONFÉRENCES:

Samedi: de 13h00 à 14h00 - Présentations des Prs K. Farsalinos, R. Polosa et R. Auer
En anglais avec interprétation simultanée français/allemand
de 15h30 à 16h30 - Débat entre les Prs K. Farsalinos, R. Polosa et R. Auer, animé par Olivier Théraulaz, président d'Helvetic Vape, avec questions du public.
En anglais avec interprétation simultanée français/allemand

Dimanche: de 14h00 à 15h00 Débat avec Philgood Scheck, Marc Szeemann et Olivier Théraulaz avec le public, en allemand et français sans interprétation.


mercredi 2 mai 2018

Convention de la vape Suisse les 19 et 20 mai au palais des congrès de Bienne

Les organisateurs ne l'avaient pas anticipé. La Vapecon des 19 et 20 mai au palais des congrès de Bienne sera le premier salon Suisse de la vape libérée de la prohibition fédérale contre les liquides nicotinés. De quoi booster l'intérêt des visiteurs devant la quarantaine de stands déjà réservés par des professionnels de tous horizons. On pense évidemment aux marques locales de liquides jusqu'ici bridées par les directives annulées depuis le verdict du 24 avril du Tribunal Administratif Fédéral (TAF). Les marques étrangères pourront également proposer des versions nicotinées de leurs créations, tout comme les stands des magasins. Aux côtés des liquides, une ribambelle de marques d'hardware exposeront leurs produits: de la vapoteuse passe-partout jusqu'aux mods artisanaux à tomber en pâmoison.

Conférences

Les deux jours seront aussi l'occasion de conférences sur le sujet. Le samedi après-midi sera réservé à des exposés de pointures scientifiques. Si l'identités des intervenants ne sont pas encore communiquées officiellement (Sic!), on murmure avec insistance la très probable présence d'un chercheur grec de renommée mondiale... Le dimanche sera consacré à la situation locale avec un exposé des enjeux autour du projet de loi sur le tabac (LPTab), dans lequel l'administration tente d'assimiler le vapotage. Suite à l'invalidation de la prohibition des liquides nicotinés par le TAF, pour laquelle le mouvement des usagers a poussé de longue date, une nouvelle donne se pose sur la table. Olivier Théraulaz et Marc Szeeman, respectivement président et secrétaire général de l'association d'usagers Helvetic Vape, en compagnie de Phil Scheck, vloggueur émérite de la vaposphère Suisse, exposeront les faits, les évolutions et les opportunités pour la défense du vapotage helvétique.

Infos:

Les exposants annoncés (à ce jour)



samedi 17 juin 2017

[Expresso] Une étude indépendante compare la délivrance de nicotine entre vape, Iqos et Marlboro

Avec des bouffées de "vapoteurs", le vapotage se rapproche sensiblement plus de la délivrance de nicotine d'une cigarette conventionnelle que l'Iqos. Une équipe de scientifiques grecs, menée par le renommé Dr Konstantinos Farsalinos, a mesuré les taux de délivrance de nicotine de l'Iqos, de trois vapoteuses et d'une cigarette Marlboro Regular. "La délivrance de nicotine au fumeur est un élément clef pour la capacité de tout produit de réduction des risques à se substituer efficacement à la fumée", explique l'article accepté pour publication dans Nicotine & Tobacco Research. Le volume de nicotine délivré par l'Iqos, que ce soit avec sa cigarette goût classique ou celui mentholé, est sensiblement inférieur à celui de la Marlboro. Limité par la durée de décharge de son système électrique à 12 bouffées - et automatiquement bloqué après 14 -, l'Iqos délivre environ 30% de nicotine en moins que la cigarette phare de Philip Morris. L'augmentation de la durée de la bouffée ne change pas la délivrance de nicotine du système prétendu de "tabac chauffé-non-brûlé", contrairement aux systèmes de vapotage.  

Les résultats, présentés hier au Global Forum on Nicotine à Varsovie, montrent que si la vieille ciga-like ne permet pas d'atteindre un taux similaire de délivrance de nicotine, les modèles de vapoteuses de 2ème génération, dite eGo, et de 3ème génération - un Nautilus mini monté sur Evic VTC mini -, avec un liquide à 20 mg/ml de nicotine (et moitié moitié de PG/VG) dépassent nettement le niveau de l'Iqos et s'approchent de ceux de la Marlboro lorsque les bouffées sont prises en mode "vapoteurs". Point connu pour initier les fumeurs voulant passer au vapotage, et éviter la toux réflexe liée au "crapotage", mieux vaut prendre une bouffée "apaisée" de vape d'au moins trois secondes. 

"Le produit HnB [Iqos] délivre la nicotine à l'aérosol à des niveaux plus élevés que les produits de vapotage mais moins élevés que la cigarette classique lorsqu'elle est testée avec le régime intense de bouffées du Health Canada. Aucun changement n'est observé dans la délivrance de nicotine du HnB avec des durées de bouffée allongées [à 4 secondes] mais de même volume, au contraire des produits de vapotage qui délivrent plus de nicotine avec des bouffées plus longues", résument les chercheurs indépendants.

En somme, le vapotage offre une maîtrise de l'absorption de nicotine et du rythme désiré aux vapoteurs ayant appris à en jouer, alors que l'Iqos impose à la fois une dose et un timing formatés par le système de Philip Morris. Un aspect intéressant, d'un point de vue de l'efficacité pour des conversions réussies des fumeurs à des modes de consommation plus propre de nicotine, qui souligne la plus grande souveraineté des vapoteurs sur les modalités de leur usage. A noter que l'étude s'est limitée à mesurer les taux de nicotine dans les aérosols et fumées, mais n'a pas investigué la cinétique de la nicotine chez les usagers selon les différents modes de consommation.

dimanche 9 avril 2017

[Expresso] Le Dr Farsalinos plaide pour le vapotage contre le tabac à Manille

"Je suis moi-même un ancien fumeur. J'ai essayé toutes les méthodes de sevrage tabagique. J'ai essayé les gommes, les médicaments et même une thérapie psychologique. Avec ces méthodes, je suis resté sans fumer au maximum durant cinq mois". A Manille le 5 avril dernier, le Dr Konstantinos Farsalinos explique ce que peut apporter le vapotage à la lutte contre le tabagisme aux Philippines en partant de sa propre histoire. "Lors de ma première étude sur le vapotage, j'étais encore fumeur. Devant les résultats, j'ai décidé d'essayer. J'ai arrêté de fumer dés le premier jour. J'ai gardé un paquet de cigarette chez moi. A la fin de la semaine, je l'ai jeté avec le briquet. Cela fait maintenant cinq ans et un mois que je n'ai plus fumé. Je ne ressens jamais le besoin d'une cigarette. Cela me fait penser que le risque de rechute est beaucoup plus faible avec le vapotage par rapport aux autres méthodes de sevrage tabagique", raconte le Docteur grec à la conférence de presse relatée notamment par le Manila Standard.

Urgence sanitaire

Le chercheur du Centre Onassis de cardiologie d'Athènes invite les autorités philippines à soutenir ce moyen de sortir du tabagisme. Il plaide pour une réglementation rationnelle, proportionnée et réaliste propre au vapotage. "Des approches de réduction des risques doivent être rendues disponibles aux fumeurs philippins à travers la création d'une réglementation locale appropriée spécifique au vapotage" soutient le Dr Farsalinos. Alors que des rumeurs d'une menace d'interdiction du vapotage plane sur l'archipel, Heneage Mitchell, responsable de FactAsia, appuie les propos du docteur grec.

"C'est la voie à suivre par respect pour les millions de philippins dont la vie est touchée par le tabac. Nous avons une chance de sauver des millions de vies. Si le Gouvernement n'agit pas pour réglementer et rendre disponibles les produits de vapotage, je suis désolé de devoir dire qu'il sera alors responsable de la mort de millions de philippins. Les fumeurs philippins et leurs proches méritent d'avoir accès à ces produits salvateurs qui changent la donne", renchérit le représentant de l'organisation asiatique de défense des usagers de modes de consommation de nicotine à risques réduits.

L'urgence sanitaire est bien là. Selon l'OMS, au moins 20 millions de philippins fument, sur une population totale d'un peu plus de 100 millions. "Dix millions d'entre eux vont mourir prématurément de maladies liées au tabagisme. L'espérance de vie d'un fumeur est réduite d'au moins dix ans par rapport à un non-fumeur. Cela a un coût énorme en vies et pour l'économie", explique le Dr Farsalinos.

Réduction des méfaits

Or si les gens fument pour la nicotine, ce sont les toxiques générés par la combustion qui tuent les fumeurs. "Toutes les maladies causées par le tabagisme ne sont pas dues à la nicotine présente dans la fumée, mais aux produits de la combustion. La braise d'une cigarette dépasse les 800° C. Sa combustion crée des milliers de toxiques inhalés par le fumeur", précise le Dr Farsalinos. 

En contraste, le vapotage permet d'inhaler un aérosol produit, sans combustion, en chauffant entre 180 et 250° C un liquide constitué de propylène glycol, glycérol avec des arômes et une dose choisie de nicotine. Le vapotage réduit drastiquement, d'au moins 95% selon des études britanniques, les risques pour consommer la nicotine par rapport au tabagisme. "Il existe plus de 1000 études sur le vapotage. J'ai moi-même participé à une cinquantaine d'entre elles", souligne le chercheur.

Maximisation des opportunités

C'est aussi un moyen de maximiser les opportunités de sortie du tabagisme. Selon les données de l'Union Européenne (UE) en 2014, plus de 6 millions de résidents avaient cessé de fumer avec la vape et plus de 9 millions ont réduit leur consommation de cigarettes à son aide. "Le vapotage aide les fumeurs à cesser de fumer", insiste le Dr Farsalinos. 

En Asie, les Philippines et la Malaisie sont les deux pays connaissant une large communauté d'utilisateurs de vape. Selon une enquête de l'institut Ipsos en 2016, 4 millions de philippins vapent plus ou moins régulièrement. Et 70% des fumeurs locaux se disaient prêt à passer au vapotage s'il était légal, avec des standards de qualité et facilement disponible. La récente loi philippine interdisant de fumer dans les lieux publics, qui n'inclut pas le vapotage, pourrait encourager le mouvement.

Box artisanale philippine DJK, crédit Bluetouff de Vaping.fr 
Au pays des moddeurs artisanaux, le scientifique grec défend la production locale et indépendante. "Ici, ce sont les usagers locaux eux-mêmes qui ont créé l'industrie. Il n'y a pas de produits importés, c'est fabriqué localement. De nombreux entrepreneurs se sont engagés dans cette voie et c'est la manière par laquelle la vape s'est développée ici. Une réglementation devrait être faite de manière à ce que le vapotage soit promu pour les fumeurs comme outil de réduction des méfaits du tabagisme", précise le Dr Farsalinos. 

Un marché concurrentiel pour assurer développement et qualité

Pour cela, le chercheur plaide pour une réglementation équilibrée entre la nécessité d'assurer la qualité et la sécurité des appareils et liquides de vapotage, et le soucis de ne pas tuer l'industrie indépendante et locale. "Si vous créez une réglementation très restrictive et coûteuse, qui va pouvoir y souscrire? Seulement les multinationales du tabac. Une réglementation très stricte livre le marché aux mains de Big Tobacco. Ce n'est pas désirable. Nous voulons de la concurrence et de l'innovation. Nous devons avoir des petites et moyennes entreprises indépendantes pour obtenir un environnement concurrentiel, créatif et innovateur qui développera des produits de meilleures qualité", argumente t-il.

Aux Philippines, Big Tobacco mise sur les cigarettes 

A l'opposé de leurs discours tenus en Europe, un dirigeant local d'une compagnie de tabac assure ne pas craindre la concurrence de cette alternative à ses cigarettes. Contacté par Roderick T. dela Cruz, journaliste du Manilla Standard,  il se montre optimiste pour son bizness. "Le vapotage ne donne pas les mêmes satisfactions que les cigarettes", estime le responsable qui garde l'anonymat. Avant de prédire que le tabagisme va continuer de croître aux Philippines les années à venir. Un scénario que le Dr Konstantinos Farsalinos et Heneage Mitchell espèrent déjouer si les autorités philippines les entendent.