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dimanche 13 mai 2018

Inde: l'Etat du Jammu-Cachemire décrète l'interdiction de l'usage de vape

Jeudi 10 mai, l'Etat du Jammu & Cachemire a décrété l'interdiction totale du vapotage avec effet immédiat. Les produits de vapotage sont non seulement interdits à la vente, mais les usagers en possédant et a fortiori les utilisant sont passibles de poursuites en justice désormais dans l'Etat d'environ 12 millions d'habitants à l'extrême nord du pays. Ahmed Khan, le Commissaire du Cachemire qui a signé l'ordre de prohibition complète, justifie celui-ci par des hoax. "Le vapotage expose les poumons au dicethyl [faute dans l'original], qui peut causer la maladie du "pop-corn des poumons", une atteinte sévère et irréversible au poumon", précise l'ordre officiel de l'Etat du Cachemire qu'il signe en reprenant à son compte le hoax de la presse à scandale de bas étage. 

Des hoax en guise de justification

Le fonctionnaire évoque également les risques liés à la consommation de nicotine supposés pour les foetus, sans pour autant signer un ordre similaire contre les produits de tabac ou les autres (nombreux) produits contenant de la nicotine. Enfin, il invente que les adolescents européens seraient amenés à fumer à cause du vapotage, un effet "passerelle" que les monitorages sérieux écartent dans les faits. Le plus grand suivi jusqu'à maintenant concernant les adolescents, le vapotage et le tabagisme, sur plus de 60'000 jeunes britanniques, ne montre aucun effet passerelle. Au contraire, l'essor du vapotage a fait plongé dans son sillage le tabagisme des jeunes anglais (18-24 ans) de 7 points passant de 26% à 19% entre 2010 et 2016.

Autrement dit, le bureaucrate Ahmed Khan raconte n'importe quoi pour justifier son interdiction totale du vapotage. L'Association des Vapoteurs Indiens (AVI) a interpellé Mehbooba Mufti, Ministre en chef du Jammu & Cachemire, sur cette décision. Sans réponse semble t-il. L'association de défense des droits des usagers va probablement tenter d'intervenir au niveau légal pour s'opposer à cette criminalisation des personnes ayant arrêté de fumer en passant au vapotage, alors que le Cachemire compte 26,6% de consommateurs de tabac sous différentes formes selon la Global Adult Tobacco Survey (GATS) diffusée en 2016.

Violation des droits de l'homme encouragée par l'OMS

L'Inde est le troisième producteur mondial de tabac, derrière la Chine et le Zimbabwe. Cinq Etats indiens, principales zones de production de tabac, ont déjà interdit la vente de vape, un produit largement produit en Chine, grand voisin et rival de l'Inde. Jagdish Kaur, cadre indienne du bureau anti-tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avait lancé un appel à criminaliser les vapoteurs à l'exemple des juntes militaires Nord-Coréenne et Thaïlandaise en septembre 2017 dans l'Indian Journal of Public Health

A la lumière des ravages fait par cet appel en Asie (Singapour par exemple) en encourageant les politiques de répression contre les usagers de nicotine à risque réduit avec la vape, une absence de remise en cause par les délégations des pays démocratiques de la dérive contre les droits humain et son instrumentalisation par les intérêts tabagiques locaux du bureau anti-tabac (FCTC) de l'OMS lors de son sommet du 1er au 6 octobre à Genève serait incompréhensible et inexcusable.


vendredi 27 octobre 2017

[zgrub] Robert Mugabe, l'ex-futur Ambassadeur de l'OMS, défend la production de tabac du Zimbabwe

"Le Président Robert Mugabe ne croit pas que le Zimbabwe, dont le tabac est la principale exportation rapportant des devises, doit arrêter d'en cultiver tant qu'en premier lieu, il y a des gens qui fument et en demandent, et d'autre part, tant que des boissons pécheresses sont produites et vendues ailleurs dans le monde, des boissons telles que le whisky, des tas de différentes bières qui comptent bien plus de morts que de juste fumer". George Charamba, porte-parole du Président Mugabe, s'est livré à un numéro d'équilibriste assez surréaliste devant les médias du Zimbabwe. Après la nomination avortée de Mugabe comme Ambassadeur de bonne volonté de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Secrétaire à l'information du Gouvernement du Zimbabwe a expliqué que celui-ci n'était pas au courant et n'aurait de toute façon pas accepté cette nomination. 

La semaine dernière au Sommet sur les maladies non-transmissibles à Montevideo (Uruguay), le Dr Tedros, directeur général de l'OMS, annonçait cette nomination dans son discours d'ouverture. Depuis, le verbatim a été expurgé par les services de l'OMS et le Dr Tedros a annulé cette nomination suite au tollé des organisations de défense des droits humains et la réaction de plusieurs pays occidentaux, tels que le Royaume-Uni, le Canada et les Etats-Unis. Pour sauver la face, comme le souligne malicieusement le magazine Science, le dictateur de 93 ans a donc fait communiquer qu'il n'aurait pas accepté ce poste. "De peur que l'on oublie que le Zimbabwe est un producteur mondialement connu de tabac, et que son chef d'Etat soit considéré comme un Ambassadeur de bonne volonté d'une agence qui a une position bien définie sur la culture du tabac et la vente du tabac", déclare M. Charamba, le porte-parole du Président Mugabe.

George Charamba pense que cela aurait été "une contradiction" et "porté atteinte à l'intérêt national du Zimbabwe". Derrière la réaction vexée du dictateur, il semble pourtant que le Zimbabwe a raté là une opportunité de défendre ses intérêts commerciaux. Le pays au sud de l'Afrique est la seconde puissance mondiale exportatrice de tabac brut derrière le Brésil, qui a placé Vera daCosta au poste de Secrétaire générale du bureau anti-tabac (FCTC) de l'OMS. Autre grande nation de tabac très influente à l'OMS, l'Inde se place troisième en terme de gain de balance commerciale par la vente de tabac non manufacturé. 

Yagdish Kaur, sa représentante à l'antenne de l'OMS pour l'Asie du Sud-Est a appelé, dans la revue Indian Journal of Public Health le 15 septembre, à la persécution des personnes arrêtant de fumer à l'aide du vapotage en suivant le modèle de répression en vigueur "en Corée du Nord et en Thaïlande". Arrestation et emprisonnement de vapoteurs y sont courants. Les pratiques de mises à l'isolement, violences, tortures, viols, travaux forcés en détention de ces deux dictatures sont dénoncées par les organisations de défense des droits humains. Suite à l'appel de Yagdish Kaur, des parlementaires de Singapour ont déposé un projet de loi visant aussi à criminaliser les vapoteurs.


jeudi 7 septembre 2017

[Ristret'] Vape Expo India interdit par les autorités

Le Vape Expo India a été interdit par les autorités. Les organisateurs du salon, qui devait se tenir ce week-end des 9-10 septembre, ont été contraints d'annuler. "Pour des raisons indépendantes de notre volonté, le Vape Expo India 2017 ne pourra pas se tenir", peut-on lire sur leur site. Comme nous l'avions annoncé Vape Expo India était menacé depuis le 31 août malgré les autorisations préalablement obtenues. "Cet événement veut promouvoir le vapotage et aussi attirer des jeunes", argumente la lettre exigeant l'interdiction de Padmakar Singh, directeur de la santé de l'Etat de l'Uttar Pradesh, citée par Times of India.

Les 200 exposants, les défenseurs des usagers et les conférenciers, tels que le Pr Rafesh N. Sharan de l'Université de North-Eastern Hill, se retrouvent interdits au dernier moment de pouvoir participer au salon. "La société organisatrice, Connextions Orbis, voudrait demander réparation en justice pour le préjudice", affirme le Times of India. L'absence de préavis de l'interdiction pour un événement commercial et culturel classique pourrait retenir l'attention de la Haute-Cour de Delhi, estime le site italien SigMagazine.

Alors que 120 millions d'indiens fument, le vapotage pourrait éliminer cette cause majeure de maladies et de morts prématurées en une vingtaine d'années, selon une analyse de l'Université de Bangalore. Mais l'Inde, grand producteur mondial de tabac, envisage sérieusement d'interdire totalement l'outil de réduction des méfaits. Ses représentants à l'OMS avaient fait le forcing pour qu'une prohibition mondiale du vapotage soit soutenue par l'organisation Onusienne. Sans succès devant les réticences du Royaume-Uni, du Canada et de l'Union Européenne face aux arguments peu scientifiques avancés par les prohibitionnistes.



samedi 2 septembre 2017

[Expresso] Vape Expo India menacée d'interdiction à une semaine de l'ouverture

"Nous avons fait les demandes d'autorisation en mars 2017 et la notification d'interdiction arrive à seulement une semaine de l'ouverture". La série de tweets du Vape Expo India expriment le désarroi de l'organisation du salon censé se tenir les 9 et 10 septembre à New Delhi.
De son côté, Rakesh Gupta, activiste anti-vape du Punjab, indique triomphant que la décision d''interdire la tenue du salon viendrait du haut de l'Etat.

Les voix de la réduction des méfaits étouffées ?

A quelques jours de l'événement, organisateurs, exposants et participants se retrouvent dans l'incertitude alors que certains sont déjà sur place pour préparer le salon. Pour le moment, difficile de savoir ce qu'il adviendra, même si les organisateurs travaillent à permettre sa tenue et appellent à rester calme..

La très attendue conférence du Pr Rafesh N. Sharan, de l'Université de North-Eastern Hill, pourra t-elle y avoir lieu? Le biochimiste a cosigné une lettre remarquée avec le Pr M Siddiqi, directeur de la Fondation contre le cancer indienne, début août pour appeler les autorités à ne pas priver les fumeurs indiens d'une alternative pour sortir des cigarettes.

Cette initiative s'oppose au projet de prohibition du vapotage qui pourrait être imposée en Inde au niveau fédéral. Cinq Etats ont déjà décrétée une telle interdiction. Mais un an après son entrée en vigueur au Karnataka, les vapoteurs indiens viennent de déposer un recours en justice contre celle-ci, ayant mis à jour que les soi-disant études la justifiant n'existent pas.

120 millions de fumeurs livrés au tabac

La situation est tendue pour la vape en Inde malgré le nombre croissant de vapoteurs réussissant ainsi à quitter le tabagisme. Parmi les grands producteurs mondiaux de tabac, l'Inde a fait le forcing lors du dernier sommet de l'OMS sur son sol pour faire interdire l'outil de réduction des méfaits sans tabac ni combustion. La bataille pour l'accès au vapotage est loin d'être finie dans un pays qui compte plus de 120 millions de fumeurs. Pourtant, une étude de l'Université de Bangalore estime que le vapotage pourrait éliminer le tabagisme indien dans les trente années à venir, si les autorités le soutiennent...


mardi 22 août 2017

Les vapoteurs indiens font recours contre l'interdiction du vapotage au Karnataka

Le recours des vapoteurs a été admis aujourd'hui par la Haute-Cour de justice du Karnataka. Le 15 juin 2016, cet Etat du sud-ouest de l'Inde interdisait le vapotage. UT Khader, son Ministre de la santé, justifiait alors la décision sur la base d'études menées par le Comité de prévention du cancer. Sauf que ces recherches censées démontrer les dangers du vapotage n'ont jamais existé. "Une requête sur la base du droit à l'information (RTI) a montré que ces études n'ont pas été menées, ce qui fonde le dépôt de ce litige d'intérêt public (PIL)", explique le communiqué du Conseil pour les alternatives à risque réduit.

Samrat Chowdhery, son porte-parole et également dirigeant de l'Association des vapoteurs d'Inde (AVI), demande d'abroger l'interdiction injustifiée et d'élaborer une réglementation sur la base des études scientifiques réellement existantes. "Non seulement le vapotage est au moins 95% plus sûr que de fumer, mais c'est aussi une méthode d'arrêt du tabagisme efficace", précise le communiqué. Le recours argumente le bénéfice de santé publique que peut apporter le vapotage. L'Etat du Karnataka a désormais six semaines pour envoyer sa défense à la Haute-Cour de Bangalore. Avant un verdict à une date encore indéterminée...

PS. La réponse à la requête en droit à l'information sur les prétendues études pour fonder l'interdiction du vapotage de l'Etat du Karnataka (source > annexes C):







vendredi 11 août 2017

[Expresso] En Inde, la vape se développe malgré les menaces

"La culture vape se développe en Inde". YourStory, le media en ligne sur les petites entreprises innovantes indiennes, consacre un article à l'essor du vapotage sur le sous-continent. En guest star, Vape Stop, un vendeur online de produits de vapotage a ouvert en début d'année. "En aidant les Indiens à lâcher la clope, Vape Stop veut libérer le pays du tabac d'ici 2030", titre le média indien. La startup se distingue par son offre de produits de vapotage avancés. Exit les ciga-likes et place aux combos mods et atomiseurs récents livrant plus d'autonomie, de volume de vapeur et de plaisir aux usagers. La firme basée à Delhi a déjà doublé son chiffre d'affaire en six mois. "En étant le pionnier dans le pays, nous avons peu de concurrence sur le secteur du vapotage avancé pour le moment", explique Anant Jangwal le fondateur de l'entreprise qui espère créer des boutiques physiques sous peu.

Vape Expo India les 9 et 10 septembre

Des concurrents pour Vape Stop, les vapoteurs indiens peuvent en espérer sous peu. Un premier salon Vape Expo India se tiendra les 9 et 10 septembre prochains à Delhi. L'occasion de faire connaitre les produits récents aux acteurs du marché et aux usagers. Anant Jangwal sera d'ailleurs un des intervenants aux conférences du salon. Mais plus que la future concurrence, ce que le patron de la startup redoute ce sont les menaces des projets législatifs. Comme nous l'avons déjà relaté, le Ministère de la santé envisage sérieusement d'interdire le vapotage en Inde. Actuellement cinq Etats l'ont déjà fait. "Anant espère que le Gouvernement indien inclut le vapotage dans sa stratégie de réduction du tabagisme et soutienne cette industrie indépendante à l'avenir", souligne YourStory. Une perspective partagée dans ses grandes lignes par l'association des usagers indiens dans sa lettre au Ministre de la santé au début du mois.

L'OMS connection

Avec notamment le poids massif de la production de tabac brut qui rapporte plus de 650 millions de dollars dans la balance commercial du pays, les intérêts économiques à court terme ne sont pas en faveur du mode de consommation de nicotine à méfaits extrêmement réduits. Pourtant, la santé publique gagnerait a offrir une sortie aux 120 millions de fumeurs indiens. Pour le moment, les autorités semblent pencher pour les intérêts économiques avant le bien-être de la population, jusque dans ses intrigues au sommet anti-tabac de l'OMS qui s'était tenu en novembre dernier dans le même centre d'exposition de Noida où se tiendra le Vape Expo India.


dimanche 6 août 2017

Inde: les vapoteurs demandent au Ministre de la santé de reconsidérer le projet de prohibition

"Une telle décision compromettrait le potentiel de réduction des méfaits des produits de vapotage. Ce serait un vol d'un droit pour des millions de fumeurs et de vapoteurs en Inde". L'Association des Vapoteurs Inde (AVI) demande au Gouvernement de reconsidérer son projet de prohibition du vapotage. Annoncé par la presse suite à un rapport d'un comité technique, l'éventuelle interdiction totale du vapotage en Inde priverait les plus de cent millions de fumeurs locaux d'accès légal à cette alternative de consommation de nicotine à risque fortement réduit. "Récemment le Collège Royal des Médecins britannique a publié un rapport scientifique analysant des dizaines d'études et conclue que le danger pour la santé à long terme de l'inhalation de vapotage est susceptible d'être en dessous de 5% des risques de fumer des cigarettes", rappelle l'organisation des usagers dans sa lettre du 1er août à Jaggat Prakash Nadda, le Ministre de la santé. 

L'Inde à contre-courant

L'outil est déjà utilisé par de nombreux organismes d'aide à la sortie du tabagisme et des millions d'utilisateurs de vapotage se sont libérés de la cigarette à travers le monde. Un phénomène qui amène des pays à l'intégrer à leur politique de santé. L'AVI cite le très récent plan "pour une génération sans fumée" du Gouvernement britannique: "Aider les gens à quitter le tabagisme en autorisant les technologies innovantes qui minimisent le risque de méfait et maximiser la disponibilité des alternatives plus sûres". L'Etat fédéral américain, par l'entremise de la Food and Drug Administration (FDA), prend aussi le chemin d'utiliser le vapotage contre les cigarettes dans son nouveau plan anti-tabac. "Scott Gottlieb, le Commissaire de la FDA, reconnait l'importance des mécanismes de délivrance de la nicotine et il annonce un changement de réglementation pour pousser les fumeurs à passer au vapotage", souligne l'Association indienne.

Consulter les usagers

Les représentants des vapoteurs déplorent que l'Inde semble prendre le chemin inverse. Dans un pays frappé par le tabagisme, où plus de 900'000 personnes en meurent chaque année selon les estimations officielles, ils regrettent l'orientation anti-vape prise sur la base d'une évaluation unilatérale. "Nous demandons aussi au Ministère de la Santé de prendre une approche plus consultative (...). Nous serions heureux d'avoir l'opportunité d'expliquer plus en détails notre position et présenter au Ministre des personnes pour qui le vapotage a fait la différence entre une mort certaine et la vie."


jeudi 3 août 2017

[Expresso] L'Inde fait un pas de plus vers la prohibition de la vape

L'Inde va t-elle interdire totalement le vapotage? "Le Ministère de la santé envisage une interdiction des systèmes électroniques de délivrance de nicotine (ENDS), dont le vapotage est le prototype, après qu'un rapport du comité technique a évalué que le vapotage est potentiellement mortel. Cette prohibition est aussi envisagée car le vapotage pourrait affaiblir la campagne publique pour mettre en lumière les dangers de santé du tabagisme", annonce le Times Of India du 1er août. Surprenante priorité fixée par le Ministère de la santé dans un pays où un tiers de la population adulte consomme des produits du tabac, dont 108 millions de fumeurs de cigarettes. Mais l'Inde engrange aussi plus de 650 millions $ d'excédents commerciaux annuels grâce à l'exportation de tabac brut, deuxième pays derrière le Brésil à bénéficier le plus de ce commerce. L'Inde est une des principales nations mondiales du tabac. 

C'est dans ce contexte que le Gouvernement espère interdire le vapotage au niveau fédéral. En novembre dernier, sa délégation avait fait le forcing pour un appel à la prohibition totale mondiale du vapotage à la dernière Convention anti-tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Noida, dans la banlieue de Delhi. L'Inde fait un pas supplémentaire pour l'appliquer à domicile. Le comité, créé en mai dernier par le Ministère de la santé, justifie sa recommandation d'interdire le vapotage sur l'avis de l'OMS, que sa délégation avait soutenu. 

Prohibition voulue, mais pas encore actée...

Juridiquement, le Ministère de la santé reconnait encore buter sur un problème de droit. Pour des raisons évidentes de proportionnalité, la Loi indienne sur les cigarettes et autres produits du tabac (COTPA) ne permet pas d'interdire un produit à risque fortement réduit par rapport à ceux légaux. "La COTPA ne permet pas d'interdire le vapotage, et donc, nous sommes confrontés au défi de trouver une solide assise légale. Nous sommes persuadés qu'il faut interdire le vapotage, mais si nous ne nous assurons pas d'avoir un socle légal solide, cela tombera devant les tribunaux", explique un haut responsable du Ministère, resté anonyme, au Time of India. 

Le Ministère envisage donc de fonder l'interdiction sur d'autres lois, notamment celles concernant les médicaments et/ou celles sur la sécurité des aliments. A l'image des cinq Etats indiens - le Karnataka, le Kerala, le Punjab, le Maharashtra et récemment le Jammu & Cachmire -, qui ont déjà banni le vapotage. Un petit commerçant de produits de vapotage a d'ailleurs déjà été condamné à trois ans de prison dans l'Etat du Penjab.  

Le vapotage pourrait éliminer le tabagisme indien en trente ans

Samrat Chowderry, de l'Association des Vapers d'Inde (AVI), espère que cette annonce médiatique du Ministère laisse encore ouverte la porte à des initiatives. "Le fait que le Gouvernement lance cette information au lieu de promulguer l'interdiction directement implique qu'il y a un espace pour intervenir", déclare le directeur du groupe d'usagers au media spécialisé Vaping360. Une intervention qui serait salutaire non seulement pour les vapoteurs existants mais potentiellement aussi pour des millions de fumeurs indiens. "Environ sept fumeurs sur dix seraient susceptibles de remplacer la cigarette par le vaporisateur si celui-ci était autorisé à la vente, largement accessible et respectait des standards de sécurité et de qualité", concluait une enquête d'Ipsos en 2016.

Donner sa chance au vapotage pourrait réduire de moitié le tabagisme indien d'ici vingt ans, selon l'analyse menée par le Pr Amir Ulla Khan, de l'Université de Bangalore, relayée par le Vaping Post. Dans une perspective d'un environnement législatif favorable au moyen de réduction des méfaits, le chercheur renommé envisage même la disparition du tabac fumé d'ici trente ans. Pour le moment, les autorités ne semblent pas emprunter cette voie de salut...




dimanche 23 juillet 2017

Philip Morris Files (2) : Quel intérêt défend l'Inde à la Convention anti-tabac de l'OMS ?

Les gentils face aux méchants. Le héros au cœur pur face au diable. Les fils narratifs des articles sur le tabac sont souvent d'une simplicité enfantine. Malgré une réalité plus complexe. Dans le second volet de leur enquête sur les Philip Morris Files, les journalistes de Reuters reprennent la recette. Un officier anti-tabac de l'Etat de Delhi, S. K. Arora, traque de manière très musclée les publicités des cigarettiers dans les échoppes de tabac. Avec ses placards, Philip Morris essaie de piquer des parts de l'énorme marché indien de 275 millions de fumeurs à la marque locale ITC qui en détient 80%. L'officier Arora juge ces pubs illégales quand le cigarettier vaudois estime que la loi les autorise. La justice indienne saisie de l'affaire ne s'est pas encore prononcée. Au détour de ce chassé-croisé, où lutte anti-tabac et protectionnisme économique sont difficiles à distinguer, Reuters évoque un document très troublant de Philip Morris. Sans vraiment approfondir le sujet...

Cibler le Premier Ministre indien

"Dans les documents détaillant les plans de la société [Philip Morris] pour la Convention biennale du traité anti-tabac de l'OMS en Inde en novembre dernier, le Premier Ministre Narendra Modi est désigné comme une cible majeure. Un objectif clef: préempter Modi d'éviter de prendre "des mesures anti-tabac extrêmes" ", explique Reuters, citant la présentation power-point de Chris Koddermann en 2014. Le dirigeant canadien de la cellule de renseignement et de lobbyisme de Philip Morris a t-il réussi à démarcher le chef du Gouvernement indien? 

Reuters affirme que le cigarettier a listé trois proches du Premier Ministre indien dans l'optique de l'influencer. Le Ministre de la santé, Jagat Prakash Nadda, celui du commerce, Nirmala Sitharaman, et Amit Shah, Président du parti Bharatiya Janata. Reuters en reste là. Ni le Premier Ministre Modi et les autres personnalités politiques citées, ni le cigarettier n'ont voulu commenter. Les journalistes n'ont pas questionné l'OMS à ce sujet (Sic!).

Ils sont parmi nous

Pourtant, Jagat Prakash Nadda, le Ministre de la santé indien, a été une des têtes d'affiche de la Convention de New Delhi. A ses côtés durant l'ouverture, Maithripala Sirisena, Président du Sri Lanka, appelle à la guerre au vapotage, nouvelle "raison d'inquiétude pour les jeunes". Tandis que Vera da Costa, la Secrétaire Générale de la Convention anti-tabac de l'OMS, cadenasse toute velléités de débat: "Gardez toujours à l'esprit la présence malveillante de l'industrie du tabac parmi nous". La brésilienne est enthousiaste pour ce sommet. "Cette Conférence des Parties posera un jalon déterminant sur le chemin qui nous mènera à un monde sans tabac", prédit celle présentée comme HEAD, la tête de la Convention.

Le sommet égrène les topics habituels du traité au long de la semaine. Encouragements à augmenter les taxes sur le tabac, interdire la fumée dans les lieux publics, interdire la publicité... rien de neuf dans l'air conditionné et filtré du palais des congrès de Noida. Les 1'500 délégués et lobbyistes de diverses organisations, la plupart américaines et sponsorisées, rabâchent des propos attendus. Le sujet sensible du projet de cigarettes à très faible taux de nicotine, en vue d'interdire ou surtaxer celles en contenant plus, reste objet de débat en catimini.

Les indiens attaquent

Mais le véritable sujet sur lequel la Secrétaire Générale brésilienne fonde ses espoirs de tournant déterminant arrive le mercredi, à l'initiative du pays organisateur. Avec le soutien appuyé du Secrétariat Général, l'Inde dépose une proposition de résolution pour la prohibition totale du vapotage au niveau mondial. Co-signée par la Thaïlande, dont le tabac est monopole d'Etat, le Kenya et le Nigeria, dont la presse locale rapporte une tentative d'infiltration de la délégation par l'industrie cigarettière, l'initiative déclenche la polémique.

Les délégations du Canada, de l'Union Européenne et du Royaume-Uni résistent à cette condamnation du produit de réduction des méfaits. Le rapport produit par le Secrétariat de l'OMS pour soutenir l'interdiction comporte de graves lacunes scientifiques selon le contre-rapport du Centre de recherches sur l'alcool et le tabac britannique (UKCTAS). Le Secrétariat tente d'empêcher la diffusion du rapport britannique signé des Prs John Britton, Linda Bauld, Ann McNeill et Ilze Bogdanovica, quatre spécialistes de renommée mondiale sur le sujet. Malgré le brouillage du wifi et des ondes des téléphones portables sur ordre de l'OMS, les traductions mises en ligne par Clive Bates au second jour des débats sur le sujet seront consultées par une poignée de délégués depuis leurs chambres d'hôtel.

Jaime Arcila Sierra, au statut d'observateur à la Convention de New Delhi, est employé de l'organisation américaine Corporate Accountability International


A l'intérieur du bâtiment coupé de l'extérieur, les pressions s'intensifient sur les délégués récalcitrants et les observateurs ouverts au débat sur la réduction des méfaits. Après trois jours de palabre, la Convention prend fin et le Secrétariat Général se résout à ne pas prononcer l'appel à la prohibition mondiale des produits sans tabac ni combustion de vapotage. Agacée, Vera da Costa lâche sa "déception des résultats" de la Convention. Malgré le "fuitage" de la déclaration de la délégation européenne, le Secrétariat rédige deux jours après la Convention une déclaration finale à peine adoucie sur ce point en invitant les pays "qui n'ont pas encore interdit l'importation, la vente et la distribution de ces dispositifs à envisager de les interdire ou de les réglementer"

Pourquoi tant de haine?

Cette part cachée de la Convention de l'OMS, Reuters ne la raconte pas. C'est pourtant le seul média mainstream a avoir dépêché un journaliste au sommet de New Delhi. L'évocation du ciblage de personnalités politiques indiennes par Philip Morris reste en suspend dans son dernier article. Doit-on suspecter le forcing pour imposer la lutte contre le vapotage comme priorité de la Convention anti-tabac et les efforts de l'OMS pour pousser à sa répression, notamment aux Philippines, d'être le fruit du travail de noyautage de Philip Morris? Peut-être, ou pas... Le cigarettier a évidemment tout intérêt à maintenir la prédominance de la cigarette, son produit phare. Mais d'autres intérêts ont pu concourir à cette étrange obsession de l'OMS.



En focalisant l'attention sur l'industrie cigarettière, le discours de l'OMS laisse dans l'ombre les enjeux de balance commerciale des pays producteurs de tabac non-manufacturé. Pourtant selon les données de ITC, le Brésil avec plus de 2 milliards $ d'excédents commerciaux sur le tabac en 2016, le Zimbabwe avec 872 millions $ et l'Inde avec 651 millions $, ont un intérêt économique évident à maintenir la consommation de tabac face à son concurrent sans tabac du vapotage. Un aspect étrangement absent des débats et de la couverture médiatique. Alors que l'Inde a investi une somme importante, certains évoquent plusieurs millions de dollars, pour financer l'organisation du sommet de l'OMS. 

Le Secrétariat de l'OMS ne respecte pas le traité qu'il est censé faire appliquer

Le point est d'autant plus troublant que le Secrétariat Général bafoue ouvertement, avec sa guerre au vapotage, le principe de réduction des méfaits pourtant stipulé au premier article, point (d), définissant la lutte anti-tabac du Traité. Un principe cher aux défenseurs d'une approche intégrant les outils de consommation de nicotine à faible risque contre le tabagisme. Mais pour le moment exclu par l'OMS, au profit des vendeurs de cigarettes, des producteurs de tabac et de quelques autres bénéficiaires de l'industrie de la maladie. Et au détriment de la santé publique et des usagers de nicotine.







samedi 22 juillet 2017

PMI Files(1): La transparence victime de la guerre froide entre l'OMS et Philip Morris

Dans l'hôtel Hyatt Regency de New Delhi, la cellule bouillonne. A une heure de route de la Convention anti-tabac de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), des agents de Philip Morris (PMI) se préparent à y cueillir Nguyen Vinh Quoc, délégué du Vietnam. La scène est photographiée par un journaliste de Reuters. Le chauffeur de la camionnette blanche du cigarettier avouera avoir multiplié les allers-retours à l'hôtel de la délégation vietnamienne cette semaine du 7 au 12 novembre 2016. Quelques mois plus tard mis devant l'évidence, Andrew Cave, cadre de Philip Morris, reconnaît que ses collègues ont discuté «de questions politiques» avec les délégués de la nation d'Asie du Sud-Est. 

Cet épisode semble sortir d'un roman d’espionnage en pleine guerre froide. Mais ce n'est qu'une des histoires révélées par l'enquête de quatre journalistes de l'agence Reuters la semaine dernière. Ayant mis la main sur des «milliers de documents internes» datés de 2009 à 2016, l'agence de presse a commencé de publier une série d'articles sur les «Philip Morris Files». Elle n'a mis en partage public qu'une petite partie de ceux-ci. 

Noyautage à New Delhi

En novembre dernier dans la banlieue de New Delhi (Inde), des représentants de British American Tobacco (BAT) et Japan Tobacco (JTI) tentent vainement d'entrer à la 7ème Convention du traité anti-tabac en s'enregistrant pour y assister. Leurs concurrent vaudois optent pour des méthodes clandestines de noyautage. Ce choix de Philip Morris prend origine de la fermeture de plus en plus dure de la Convention de l'OMS aux cigarettiers. A la Convention précédente, à Moscou en 2014, un cap est passé avec l'expulsion et l'interdiction du public et des médias. 

Mais la firme lausannoise s'arrange pour ne pas être atteinte par ces restrictions. Au contraire, elle va les transformer en atout. Depuis 2010, Philip Morris a embauché Chris Koddermann, un juriste canadien, pour monter une cellule de renseignement et de lobbyisme. Les journalistes de Reuters évaluent ses effectifs à environ une quarantaine d'agents. En 2014, le responsable exécutif fixe la stratégie à l'aide d'un power-point de 125 pages leaké par Reuters. Retourner les nouvelles réglementations à son avantage, identifier et influencer les leaders clefs et les médias... les éléments de lobbyisme conventionnel sont énumérés.

Les accros aux taxes tabac

Plus précis sont les deux objectifs principaux assignés par Chris Koddermann à son équipe pour la Convention 2014 à Moscou. S'assurer que les règles de taxation restent dans le giron des Ministères des finances, alliés devenu naturels aux cigarettiers grâce aux hausses des taxes exigées par l'OMS. Et empêcher que le Traité ne sorte le tabac des marchandises régulées par l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Au dernier jour de la convention moscovite, le responsable de PMI se félicite dans un mail interne du «résultat formidable» obtenu par sa cellule. La déclaration de l'OMS ne réclame pas l'exclusion du tabac des accords commerciaux de l'OMC.

Le projet de prohibition totale du vapotage anticipé

Outre ce travail d'influence, l'équipe de Philip Morris récolte des renseignements. Dés 2014, au sortir de la Convention de Moscou, les cadres du cigarettier évaluent la forte probabilité d'un appel à une interdiction mondiale du vapotage par l'OMS à sa Convention de 2016. Philip Morris a t-il tenu compte de cette information de première qualité pour miser sur le tabac chauffé en place du vapotage ? Difficile à juger à partir du peu de documents mis en partage par Reuters.

Guerre win-win ?

Ce qui apparaît clair à la lecture des documents du cigarettier est qu'il a pleinement profité du blocus de l'information par l'OMS pour prendre l'avantage sur ses concurrents en noyautant les Conventions. Et a fortiori, au détriment de la société civile et des associations des droits des usagers de moyens de réduction des méfaits exclus des débats par l'OMS. Du côté de l'organisation onusienne, cette guerre froide a justifié l'extension des pouvoirs du Secrétariat Général. Vera da Costa continue d'ailleurs de jouer cette partition militaire en évoquant à Reuters, «la guerre» qu'elle doit mener face aux cigarettiers.

Business and politics as usual

Première conséquence de ces révélations de l'agence de presse, les traders ont vu confirmé la réputation positive du cigarettier lausannois à manipuler les législations à son avantage, cette "recette du succès" de Philip Morris. Dans Forbes, John Brinkley, observateur du Big Business relève que "en dépit des similarités avec le syndicat du crime organisé, ou peut-être pour cette raison, l'industrie du tabac va remarquablement bien financièrement. La côte de l'action de Philip Morris (à la bourse de New-York) a progressé de 49$ à 118$ ces dix dernières années"


mercredi 9 novembre 2016

[Expresso] #COP7FCTC La délégation du Nigeria serait noyautée par l'industrie du tabac selon Premium Times

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Après l'expulsion lundi des médias et du public, l'opacité règne sur les débats de la CoP7 de la Convention cadre de lutte anti-tabac (CCLAT - FCTC en anglais) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). A Noida, dans la banlieue de la capitale indienne Delhi, les délégués des 179 pays et de l'Union Européenne bûchent sur l'ordre du jour. Le point 5.5.2 concerne les recommandations sur le vapotage de la part de l'organisation des Nations Unies (ONU). Le rapport préliminaire a été vivement critiqué par les scientifiques. Pourtant, selon les informations de l'INNCO, réseau mondial des organisations d'usagers de nicotine à risques réduits, quatre pays tentent d'imposer depuis cette après-midi l'interdiction totale du vapotage comme recommandation officielle de l'OMS. L'Inde, second producteur mondial de tabac, la Thaïlande, le Kenya et le Nigeria se seraient alliés dans ce but.

A propos de la délégation nigériane justement... Quelques heures avant cette nouvelle, le Premium Times révélait que deux des cinq membres présents de la délégation nigériane soutiendraient l'industrie cigarettière, selon une source interne dont le journaliste protège l'identité. Une participante ougandaise, citée par le quotidien online, remarque que la délégation nigériane a tenu des positions très timorées sur le tabagisme dans les débats mardi. Saisissant contraste donc avec l'offensive pour la prohibition du vapotage ce mercredi. L'opacité si favorable aux manigances, influences occultes et arrangements machiavéliques, votée lundi par tous les délégués à l'OMS a enrobé d'un rideau de fumée les agissements des délégués cloîtrés dans l'Expo-Centre de Noida... 

vendredi 30 septembre 2016

[Expresso] 69% des fumeurs indiens prêts à passer à la vape selon FactAsia.org

"S'il était légal et facilement disponible, et répondait à des normes de qualité et de sécurité", 69% des fumeurs indiens seraient prêt à passer au vapotage. C'est un des résultats de l'enquête menée par l'Institut Ipsos pour Factasia, organisation indépendante à but non lucratif de défense d'un débat rationnel sur la consommation de nicotine. La répression de plusieurs Etats contre l'arrêt du tabagisme à l'aide du vapotage fait que peu des 803 fumeurs interrogés cet été ont déjà essayé de vapoter. Même si 36% déclarent avoir entendu parler du dispositif. 

Ils sont 80% a estimer qu'ils devraient avoir le droit à une information sur la réduction des risques et dommages pour la consommation de nicotine. Plus des trois-quart soutiennent la proposition que "le Gouvernement devrait encourager les fumeurs adultes à passer à des alternatives à risques réduits en place des cigarettes et s'assurer qu'elles ne sont pas utilisées par des jeunes". N'ayant semble t-il pas autant de compassion pour préserver les jeunes des cigarettes que pour les fumeurs adultes.

Heneage Mitchell, co-fondateur de Factasia,org, estime nécessaire une meilleure connaissance de la demande des usagers en Asie pour des produits à risques réduits alternatif au tabac. "Notre enquête montre qu'il y a un appel pour une action positive du Gouvernement", conclut H. Mitchell. En effet, 73% des sondés pensent qu'il serait néfaste que le Gouvernement retarde l'accès aux alternatives à risques réduits au tabagisme. En août dernier, un rapport de Julian Morris et du Dr Amir Ulla Khan pour la Reason Foundation a argumenté que le vapotage pourrait faire disparaître le tabagisme indien d'ici trente ans.