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vendredi 25 mai 2018

Post-prohibition: Helvetic Vape demande à l'Administration de clarifier ses galimatias sur le vapotage

Le délai de recours est désormais passé. Le jugement du 24 avril du Tribunal Administratif Fédéral (TAF) invalidant la prohibition illégale des liquides nicotinés en Suisse ne sera pas contesté au niveau de justice supérieure par l'administration. La question à présent concerne ce qu'il va se passer en pratique. "Quelles sont les directives internes du Département fédéral de l’intérieur (DFI) en matière de respect par l’administration des décisions judiciaires et des orientations données par le Parlement ?", demande la lettre ouverte de l'association Helvetic Vape adressée ce jour à l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). En effet, on se peut se le demander. Alors que le verdict du TAF du 24 avril est à effet immédiat, dans les faits, l'Administration des douanes (AFD) n'a reçu aucune directive claire sur ce dossier. 

Gabegie après neuf ans de prohibition

Ceci a déjà créé quelques problèmes de commandes de professionnels et maintient les usagers dans l'incertitude. Selon nos informations, les responsables des douanes renvoient aux services de l'OSAV, à défaut de pouvoir répondre eux-mêmes. Sur le site de l'OSAV, la page consacrée est étonnante de... n'importe quoi, malgré au moins trois versions différentes publiées depuis trois semaines. En bref, c'est la gabegie totale après neuf ans de prohibition dont la levée n'a jamais été anticipé par les services d'Alain Berset.

Olivier Théraulaz, président d'Helvetic Vape, a donc pris l'initiative de faire un courrier aux autorités pour leur demander des clarifications. Ceci est évidemment d'intérêt pour les vapoteurs et les fumeurs qui aimeraient passer au vapotage pour améliorer leur santé. Le Tribunal a explicitement demandé dans son rendu à l'administration de communiquer de manière claire et compréhensible sur le sujet. Cela a l'air difficile pour les bureaucrates bernois qui, d'après mes informations, évitent soigneusement tout courrier écrit sur le sujet. Leurs réponses à la lettre ouverte de l'association seront donc intéressantes.

La Suisse est-elle passée sous le joug de Bruxelles?

Question fondamentale posée en premier lieu par Helvetic Vape: sur quelle base légale s'appuie l'administration concernant la mise sur le marché suisse de bouteilles de liquide de vapotage contenant de la nicotine ? La lecture du billet de la page de l'OSAV est quelque peu ébouriffante à ce propos. Notamment, Helvetic Vape s'étonne que l'administration semble vouloir imposer de force les restrictions anti-vape de la directive pour les produits du tabac (TPD) de l'Union Européenne, alors qu'aucun accord bilatéral n'existe sur le sujet. Une directive par ailleurs largement critiquée pour l'absence d'évaluation scientifique de ses mesures et qui produit des effets néfastes contre la santé publique en favorisant le maintien du tabagisme et inhibant le passage des fumeurs au vapotage. Et évidemment, sur le principe même de livrer un produit sans tabac ni combustion au domaine des cigarettiers.



Ceci amène d'ailleurs les britanniques à en préparer sa réforme à l'occasion du Brexit. La limitation arbitraire de la concentration de nicotine à 2% max est trop basse pour permettre l'arrêt tabagique d'environ un tiers des fumeurs. Rien ne justifie de condamner cette catégorie de personnes au tabagisme, alors que des produits plus efficaces existent sans que cela ne pose quelconque problème de santé publique. Les limitations ridicules de la TPD européenne du volume des recharges de liquide et de contenances des atomiseurs sont même moquées par Michael Anderegg, préposé de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), dans le rapport explicatif du nouvel avant-projet de Loi sur les produits du tabac (LPTab), dans lequel il souhaite assimiler le vapotage, présenté au nom du Conseil Fédéral. 

Quid des importations à titre privé?

Helvetic Vape demande aussi une clarification pour les importations à titre privée de liquides nicotinés. Du temps de la prohibition, l'OFSP avait arbitrairement limité ces imports à 150 ml tous les deux mois. "La vieille lettre d’information n°146 de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), qui impose des limites de quantités importables, souffre des mêmes tares que la décision administrative cassée par le TAF en ce qu’elle généralise une décision à toute une catégorie de produits qui, par « cigarette électronique », représente une généralisation abstraite. De plus, l’OFSP n’étant plus en charge du dossier, c’est à votre office [ndr. l'OSAV] de prendre d’éventuelles décisions concernant l’importation privée de produits de vapotage pour usage personnel", argumente la lettre ouverte de l'association de défense des usagers.

Switcher des ténèbres à la science

Soucieux de promouvoir une approche de réduction des dommages pour la population, les responsables d'Helvetic Vape interrogent l'administration aussi sur les bases scientifiques qui prévalent à leur choix de politique. "Votre site internet actuel ne référence en lien qu’un vieux rapport de l’Institut allemand d’évaluation des risques (BfR) datant de 2012 et portant sur des produits obsolètes depuis longtemps. En 6 ans de nombreux rapports scientifiques, bien plus fournis et précis que celui du BfR, ont été produits dans plusieurs pays mais ne semblent pas être connus de votre office", s'étonne la lettre ouverte. On ne trouve effectivement pas trace sur le site gouvernemental des rapports scientifiques du Public Health England, du Royal College of Physicians, de l'Université de Victoria (Canada), du rapport dirigé par Heinrich Stover en Allemagne, de l'évaluation mandatée par l'organisme Truth Initiative aux Etats-Unis... 

On se rappelle que les deux auteurs, Lucrezia Meier-Schatz et Macé Schuurmanns, de la prise de position au nom de la Commission consultative de prévention du tabagisme avaient estimé inutile de lire ces rapports pour asseoir leur avis sur une base scientifique. Peut-être est-il temps pour les responsables suisses, après cette triste période de prohibition, de sortir de l'obscurantisme et de s'intéresser à une des révolutions majeures pour la santé publique de ce début de 21ème siècle ?



lundi 21 mai 2018

Vapecon 2018: brefs retours sur les débats et des infos suisses sorties à l'occasion

Le Dr Reto Auer et le Pr Riccardo Polosa
Ce week-end s'est tenue la Vapecon au Palais des Congrès de Bienne. Le salon, plus petit que ses grands frères Vapexpo français ou Vapitaly, accueillait des conférenciers scientifiques de premier plan le samedi, tandis que le dimanche était réservé à une discussion sur la nouvelle situation post-prohibition en Suisse. Brefs retours malgré que j'y ai égaré mon bloc notes...

Le Pr Riccardo Polosa, de l'Université de Catania et membre de la Ligue Italienne Anti-Fumée (LIAF), a présenté un ensemble de recherches sur les effets du vapotage. Les arrêts de la cigarette suivi d'une amélioration des problèmes respiratoires, y compris pour des personnes souffrant d'asthme, font partie des effets les plus saillants. Le Pr Konstantinos Farsalinos, de l'Université de Patras, a pour sa part décrypté les biais ou erreurs manifestes d'une série d'études alarmistes sur le vapotage. Erreur méthodologiques, dont celle des vaporettes poussées bien au-delà de la puissance d'utilisation prévue et courant pour le modèle de l'étude, ou énigmes sur la manière dont les résultats irréalistes ont été obtenus, étaient au menu d'un échantillon d'études erronées assez inquiétant concernant la qualité des publications scientifiques.

Une étude sur le sevrage à l'aide de la vape en Suisse

Pour sa part, le Pr Reto Auer, de l'Université de Berne, a présenté le projet d'étude clinique ESTxENDS (Efficacy, Safety and Toxicology on Electronic Nicotine Delivery Systems) qui va débuter dans les semaines à venir en Suisse. Plus de 1'200 fumeurs désirant arrêter de fumer vont être suivis, les uns utilisant des vaporettes et des liquides nicotinés en plus de conseils d'arrêt tabagique, les autres avec les seuls conseils, sur six mois. Des mesures toxicologiques évalueront l'évolution des niveaux de toxines présentes chez les participants au long de l'étude. [édité 24.05.2018] En teasing, on peut annoncer que plus de détails seront présentés dans un article pour le très prochain numéro du Bulletin de Sovape, auquel vous pouvez vous abonner gratuitement.

Sur nos monts

Le dimanche était consacré à la situation Suisse avec les représentants romands et suisse-allemands de la SVTA, l'organisation des professionnels de la vape, et de Helvetic Vape, l'association des usagers, modéré par Phil Scheck, le fameux revieweur Youtube. De part et d'autre, on se réjouit de l'abolition de la prohibition illégale de vente des liquides nicotinés après neuf ans de régime sec en Suisse. Pour autant, les contours de cette légalisation forcée par la justice ne sont pas encore clairs, l'administration n'ayant visiblement pas compris, ou n'ayant pas envie de comprendre, les termes même du jugement. 

Jugement avec effet immédiat pas encore appliqué !

Phil Scheck, Marc Szeemann, Olivier Théraulaz, Stefan Meile, Nicolas Michel
Bien que le verdict rendu le 24 avril s'applique avec effet immédiat, aucune directive ne semble encore avoir été donnée aux douanes qui ont bloqué certains colis de liquides nicotinés pour des professionnels, d'après des témoignages recueillis par la SVTA. Olivier Théraulaz, le président d'Helvetic Vape, a annoncé l'envoi imminent d'une lettre à l'administration pour avoir des précisions explicites concernant les dispositions prises pour respecter le rendu de justice. Les galimatias publiés sur le site de l'OSAV étant au mieux n'importe quoi, tant au niveau légal que sur les explications techniques qui frisent le ridicule [message aux débutants: ATTENTION, pour éviter un accident, ne suivez surtout pas les indications techniques des sites de l'OSAV et de l'OFSP !].

Une opportunité et un défi

Même si les détails adminsitratifs ne sont pas éclaircis, Nicolas Michel de la SVTA voit dans la légalité de vente des liquides nicotinés une opportunité de développement pour la vape mais aussi un défi pour les boutiques spécialisées dans le nouvel environnement qui va se mettre en place. Pour le vendeur lausannois, se reposer sur la niche commerciale des vapoteurs déjà convertis ne sera pas pérenne et impose aux boutiques d’affûter leurs conseils aux fumeurs pour sortir du tabagisme à l'aide du vapotage afin d'attirer et étendre la clientèle. Développer une culture de réduction des risques pour les boutiques en première ligne de l'aide à l'arrêt du tabagisme avec le vapotage, d'ors et déjà moyen le plus populaire utilisé pour cela par les fumeurs suisses, est la clef de développement de la branche.

Les risques du vapotage

Articuler des formations spécifiques, peut-être même avec les milieux de la santé, pourrait être un apport de premier choix dans cette perspective. Mais l'ombre d'une assimilation du vapotage au tabagisme dans la future Loi Tabac (LPTab), sur laquelle Helvetic Vape a fait une prise de position argumentée lors de la consultation publique, pourrait évidemment freiner un tel développement en restreignant massivement les possibilités de communiquer pour les professionnels de santé, de vape évidemment, mais aussi les usagers, notamment sur les réseaux sociaux. Cette assimilation interdirait aussi de fait de pouvoir tester, goûter et recevoir des instructions pratiques en boutiques par l'interdiction de vapoter dans les lieux publics, au même titre que le tabagisme. 

Une assimilation d'un produit sans combustion ni tabac au tabagisme dont la seule logique semble la défense du tabagisme, ou de ceux qui en vivent indirectement. Les opposants aux vapotage pourraient d'ailleurs prendre des initiatives au niveau des cantons pour restreindre le droit d'arrêter de fumer à son aide. Une première motion inquiétante en ce sens a été déposée au Grand Conseil vaudois en mars, sans avoir consulté les usagers ni les professionnels.

La salle a eu l'occasion de poser des questions aux intervenants dans des échanges stimulants. Il serait long de tout détailler ici. Surveillez la chaîne de Phil Scheck, si la prise de son le permet, il mettra des vidéos des conférences et débats. L'ambiance générale du salon était très sympa avec un bon panel de stands, de matériel et de liquides, notamment des découvertes locales. Mais des commentateurs plus calés que moi feront probablement des retours plus précis sur ce volet... 

Bonus track [Parental advisory explicit lyrics]

Un sujet du journal de la Télé locale Bielingue avec une brève apparition de votre dévoué ...


lundi 14 mai 2018

Le vapotage nicotiné est officiellement légalisé en Nouvelle-Zélande

Après la Suisse, c'est au tour de la Nouvelle-Zélande d'être libérée de la prohibition. Un communiqué officiel ce 9 mai du gouvernement néo-zélandais annonce la légalisation de la vente des produits de vapotage avec nicotine, ainsi que du snus (sachet de tabac à nitrosamines réduites) et des produits de tabac chauffé. Le traitement de ce dernier produit était en litige devant la Cour qui a rendu un verdict en faveur du cigarettier Philip Morris. C'était le dernier détail à régler pour que le Ministère prépare la modification du texte de loi concerné (SFEA). En pratique, la vente de liquides nicotinés était déjà tolérée depuis l'annonce de leur légalisation imminente par la Ministre déléguée Nicky Wagner l'an passé. 

Le ministère de la Santé explique à présent étudier la meilleure façon d'appliquer une réglementation proportionnée selon le niveau de risque pour tous les produits nicotinés, comprenant le tabac fumé, le tabac sans fumée et les produits de vapotage. "L'interdiction de fumer dans les lieux de travail intérieurs, les centres de la petite enfance et les écoles s'applique uniquement au tabagisme. Elle ne s'applique pas au vapotage ou aux produits qui ne sont pas fumés", précise le communiqué du site gouvernemental. 

La légalisation du vapotage était attendue de longue date par les défenseurs de la réduction des risques. Un demi-million de néo-zélandais fument et 5'000 en meurent chaque année, selon les estimations officielles. L'objectif annoncé de "SmokeFree 2025" est de ramener le taux de tabagisme de 15% actuellement à moins de 5% d'ici 2025. Le tabagisme frappe particulièrement les groupes sociaux défavorisés, notamment les femmes maoris fumeuses pour 42% d'entre elles. 

Sur la chaîne TVNZ, Andrew Slater, dirigeant de Quitline, explique que le vapotage aide à arrêter de fumer:


Suisse & LOL: Après neuf ans de prohibition illégale à mépriser les usagers, les élites de santé se disent "prises de court par la situation"!

Article tissé de fil blanc dans le Matin de ce matin. Après neuf ans à maintenir illégalement la prohibition contre le vapotage nicotiné et à mépriser les propositions des usagers pour réguler la question, des responsables de santé et des politiciens jouent la carte de l'affolement dans les médias. Selon eux, il faut de toute urgence assimiler le vapotage, produit sans combustion et sans tabac, au tabagisme. Tant qu'il s'agissait de laisser crever sans accès au moyen de sortir du tabagisme les plus de deux millions de fumeurs en Suisse payant pour 2,2 milliards de taxes annuelles, dont 14 millions pour les organisations anti-tabac, et quelques autres milliards en médicaments aux entreprises de la pharmaceutique, rien ne pressait. A présent il s'agit de faire bon usage de la peur et de la panique pour imposer leur loi anti-vape. La doctrine du choc est une vieille recette autoritaire éprouvée.

Il faut évidemment mettre une bonne dose de peur irrationnelle. Selon ces voix autorisées, les enfants seraient en danger. "L’usage de cigarettes électroniques augmente le risque de devenir fumeur de cigarettes traditionnelles", invente, contre les preuves des études sérieuses sur le sujet, Graziella Schaller, députée Vert'libérale vaudoise dans le journal lausannois. Par contre, j'ai pu le constater,  le buzz monté de toute pièces par le journal la Liberté et la RTS en janvier dernier a ramené sur le moment quelques adolescents dans des magasins de vape. Avertis par le reportage bidon de la TV qu'ils avaient légalement le droit d'acheter des produits de vapotage, les jeunes sont venus essayé. Dans le cas dont j'ai été témoin, bien que l'ado a précisé vouloir du vapotage sans nicotine, le vendeur a refusé, indiquant au mineur de revenir avec un de ses parents. 

Reste qu'en sortant, cet ado genevois a pu sans difficulté s'acheter un paquet de cigarettes au premier automate venu. Et inhaler monoxyde de carbone, goudrons et les plus de 5'000 toxiques dégagées par la fumée. Mais il a ainsi payé des taxes. C'est ce qui parait compter avant tout pour les responsables moins prompts à agir pour les 38% de jeunes romands fumeurs que contre leur peur que certains d'entre eux puissent y échapper à l'aide du vapotage.


dimanche 13 mai 2018

Inde: l'Etat du Jammu-Cachemire décrète l'interdiction de l'usage de vape

Jeudi 10 mai, l'Etat du Jammu & Cachemire a décrété l'interdiction totale du vapotage avec effet immédiat. Les produits de vapotage sont non seulement interdits à la vente, mais les usagers en possédant et a fortiori les utilisant sont passibles de poursuites en justice désormais dans l'Etat d'environ 12 millions d'habitants à l'extrême nord du pays. Ahmed Khan, le Commissaire du Cachemire qui a signé l'ordre de prohibition complète, justifie celui-ci par des hoax. "Le vapotage expose les poumons au dicethyl [faute dans l'original], qui peut causer la maladie du "pop-corn des poumons", une atteinte sévère et irréversible au poumon", précise l'ordre officiel de l'Etat du Cachemire qu'il signe en reprenant à son compte le hoax de la presse à scandale de bas étage. 

Des hoax en guise de justification

Le fonctionnaire évoque également les risques liés à la consommation de nicotine supposés pour les foetus, sans pour autant signer un ordre similaire contre les produits de tabac ou les autres (nombreux) produits contenant de la nicotine. Enfin, il invente que les adolescents européens seraient amenés à fumer à cause du vapotage, un effet "passerelle" que les monitorages sérieux écartent dans les faits. Le plus grand suivi jusqu'à maintenant concernant les adolescents, le vapotage et le tabagisme, sur plus de 60'000 jeunes britanniques, ne montre aucun effet passerelle. Au contraire, l'essor du vapotage a fait plongé dans son sillage le tabagisme des jeunes anglais (18-24 ans) de 7 points passant de 26% à 19% entre 2010 et 2016.

Autrement dit, le bureaucrate Ahmed Khan raconte n'importe quoi pour justifier son interdiction totale du vapotage. L'Association des Vapoteurs Indiens (AVI) a interpellé Mehbooba Mufti, Ministre en chef du Jammu & Cachemire, sur cette décision. Sans réponse semble t-il. L'association de défense des droits des usagers va probablement tenter d'intervenir au niveau légal pour s'opposer à cette criminalisation des personnes ayant arrêté de fumer en passant au vapotage, alors que le Cachemire compte 26,6% de consommateurs de tabac sous différentes formes selon la Global Adult Tobacco Survey (GATS) diffusée en 2016.

Violation des droits de l'homme encouragée par l'OMS

L'Inde est le troisième producteur mondial de tabac, derrière la Chine et le Zimbabwe. Cinq Etats indiens, principales zones de production de tabac, ont déjà interdit la vente de vape, un produit largement produit en Chine, grand voisin et rival de l'Inde. Jagdish Kaur, cadre indienne du bureau anti-tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avait lancé un appel à criminaliser les vapoteurs à l'exemple des juntes militaires Nord-Coréenne et Thaïlandaise en septembre 2017 dans l'Indian Journal of Public Health

A la lumière des ravages fait par cet appel en Asie (Singapour par exemple) en encourageant les politiques de répression contre les usagers de nicotine à risque réduit avec la vape, une absence de remise en cause par les délégations des pays démocratiques de la dérive contre les droits humain et son instrumentalisation par les intérêts tabagiques locaux du bureau anti-tabac (FCTC) de l'OMS lors de son sommet du 1er au 6 octobre à Genève serait incompréhensible et inexcusable.


samedi 12 mai 2018

Etude DEBRA: la vape reste le moyen d'arrêt tabagique le plus utilisé en Allemagne malgré la TPD

Près d'une tentative d'arrêt tabagique sur dix se fait à l'aide de la vape en Allemagne. Hors les tentatives sans aucune aide (58,7%), le vapotage est le moyen le plus employé par les fumeurs allemands pour se sortir du tabagisme devant les substituts nicotiniques (6%). C'est un des résultats du suivi DEBRA, institué depuis 2016 en suivant l'exemple anglais, publiés par Deutscher Aerzteblatt, la revue médicale allemande. L'étude menée par le Pr Daniel Kotz, de l'Université de Dusseldorf, s'appuie sur six sondages entre juin 2016 et mai 2017 totalisant plus de 12'200 répondants âgés d'au moins 14 ans. 

Plus de 28% de fumeurs, moins de 2% de vapoteurs

Ce monitorage évalue la prévalence tabagique à 28,3% chez les plus de 14 ans, avec une consommation moyenne de 14 cigarettes par jour. Les fumeurs sont 32% des hommes et 25% des femmes, tandis que 11,9% des 14-18 ans fument. Les plus défavorisés socialement sont plus nombreux à consommer des cigarettes. "Le diplôme et le revenu net des ménages montrent tous deux une relation linéaire: plus le certificat de fin d'études et le revenu sont bas, plus la proportion relative de personnes qui fument est élevée", expliquent les chercheurs. 
Caractéristiques sociologiques vapoteurs, ex-vapoteurs et jamais vapoteurs

Concernant la vapote, 1,9% de la population l'utilise actuellement, 2,6% des hommes et 1,3% des femmes. Parmi les vapoteurs actuels, 14% déclarent être ex-fumeurs. Tandis que 15,2% de ceux qui ont utilisé puis cessé la vapote avaient aussi arrêté de fumer. "La consommation parmi les personnes n'ayant jamais fumé de tabac est très faible (0,3%)", précise l'étude. Près d'un dixième de la population adulte a essayé de vapoter dans l'année ainsi que 14,6% des 14-18 ans, mais seuls 2,9% des 14-18 ans l'utilisaient encore au moment du questionnaire.

Un effet TPD en faveur du tabagisme ?

La prévalence du vapotage a augmenté de façon continue lors des cinq premières vagues du suivi (tous les 2 mois de 0,2% à 0,5%). Mais entre février 2017 et la sixième vague en mai, ce taux a chuté de 2,6% à 1,9%. "En mai 2017, la nouvelle directive de l'UE sur les produits du tabac (TPD) est entrée en vigueur après une période de transition d'un an, pour réglementer entre autres le vapotage plus fortement. Il y a peut-être un lien ici: la nouvelle législation a peut-être réduit le nombre de fumeurs de cigarettes consommant des produits de vape et, par conséquent, moins de gens ont cessé de fumer", soulignent les auteurs.
DEBRA juin 2016-mai 2017

Plaisir et arrêt du tabac


72% des vapoteurs allemands utilisent des liquides nicotinés, à une concentration moyenne de 6,5 mg/ml et en consommant en moyenne 3 ml par jour. Les 28% restant vapotent sans nicotine. Les différentes raisons invoquées par les utilisateurs de vape sont le plaisir (31,8%), en particulier celui lié aux saveurs (35,9%), le moindre coût que les cigarettes (31,9%), l'impact positif pour leur santé (31,4%), la moindre gêne pour leur entourage que les cigarettes (29,7%), ainsi que la réduction (33,5%) ou l'arrêt total du tabagisme (27,5%).

La vape aide autogérée pour l'arrêt tabagique

Concernant les arrêt tabagiques, 28,1% des fumeurs déclarent avoir tenté au moins une fois d'arrêter dans l'année écoulée. Le moyen le plus utilisé par ceux qui ont utilisé une aide est donc le vapotage dans 9,1% des cas, dont environ la moitié déclare l'utiliser sans nicotine. En comparaison, plus de 35% des tentatives d'arrêter de fumer se font à l'aide du vapotage en Angleterre, et seulement environ 5% en Suisse

En Allemagne, selon le suivi DEBRA, seules 12,5% des tentatives se sont faites avec au moins une des aides recommandées officiellement par les autorités sanitaires, telles que les substituts nicotiniques, les médicaments, les consultations médicales ou les thérapies cognitivo-comportementales. Les auteurs promettent de mener des études plus poussées sur l'efficacité du vapotage pour arrêter de fumer lors de prochaines enquête du programme DEBRA.

Autres tableaux :


jeudi 10 mai 2018

[Bref] Youtube élimine des vidéos de vape, après celles sur le CBD

Ce matin, Youtube a effacé sa revue sur la vapoteuse Juul puis bloqué toute nouvelle publication pour trois mois en punition de la chaîne Daily Vape TV. "Nous avons déterminer qu'elle violait notre charte", se borne à dire en guise d'explication Youtube dans son message au reviewer. Aucun avertissement préalable ne lui a été signifié avant cette décision. Depuis quelques mois, des rumeurs circulent sur la préparation d'une chasse contre les vidéos sur la vape de la part de la plateforme américaine de vidéo en ligne. L'offensive semble être déclenchée, sans que personne ne sache qu'elle va être sa portée ni ses critères pour laisser ou éliminer les vidéos et les chaînes. L'hystérie américaine contre la Juul qui a pris 55% du marché du vapotage en kiosque - qui ne représente cependant qu'environ 20% du marché global du vapotage aux USA -, aux produits des cigarettiers n'est probablement pas étrangère à ce blocage. Même si aucune explication claire de Youtube ne permet de savoir les raisons réelles du blocage de la vidéo de Daily Vape TV.

Cannabis et France Télévision auparavant

Ces dernières semaines, Youtube a déjà effacé un nombre considérable de vidéos informatives sur le CBD sans que personne ne sache les raisons de cette razzia, ni les critères de censure. "Les motifs de YouTube [pour fermer des comptes] ne sont pas non plus clairs pour les créateurs des chaînes. La communication est difficile, voire impossible", explique le site Leafly ce 24 avril. Un chroniqueur explique que la plateforme ne laisse que 500 caractères pour expliquer son opposition aux décisions de Youtube. "Il semble que  ce soit des bots qui examinent les appels, parce qu'ils sont renvoyés en quelques minutes", précise Kord Tagley, un autre reviewer victime de la censure sans avertissement de Youtube ces dernières semaines.

Du côté des créateurs de vidéos sur les questions liées au cannabis, plusieurs ont émigré vers des plateformes avec moins de censure arbitraire, telles que Rutube.ru, dailymotion.com, la chaîne réservée aux adultes pornhub.com ou spécialement dédiées au cannabis comme TheWeedTube.com.

Auparavant, Youtube avait déjà éliminé des reportages sur l'arrêt tabagique et la réduction des risques avec la vape à la demande de France Télévision, probablement en raison de la loi Touraine de censure contre le vapotage en France. 




[Bref] L'Institut de santé publique néerlandais (RIVM) déserte les comités ISO sur la vape et le tabac

Lutter contre l'influence de l'industrie du tabac en lui laissant le champ libre. C'est l'étrange justification de l'Institut national de santé publique néerlandais (RIVM) à sa démission des comités ISO/CEN sur les produits de vapotage et les produits du tabac. "La principale raison en est l'influence considérable que l'industrie du tabac exerce au sein de ces comités, où la protection de la santé publique n'est pas suffisamment mise en avant", explique le communiqué du RIVM. Participant depuis 2011 aux comités ISO (organisation internationale de normalisation), l'institut s'en retire avec effet immédiat. Cependant, le RIVM annonce qu'il continuera d'utiliser les normes ISO pour ses tests sur les produits concernés [sic!].

Annemiak van Bolhuis, directrice au RIVM, estime que son organisme doit privilégier de travailler avec le TobLabNet sur les méthodes d'examen et d'analyse des émissions des produits de vapotage et des produits de tabac. Le TobLabNet a été créé en 2005 par le RIVM sous le chapeautage du bureau anti-tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En l'absence de l'industrie, y compris celle indépendante du vapotage, ainsi que de toute association d'usagers, il regroupe essentiellement des organisme professionnels de lutte anti-tabac et quelques laboratoires. Depuis son inauguration à la Haye en 2005, il s'est rencontré à quatre reprises, dont la dernière fois en 2011 à Kiev selon le site de l'OMS.

Au sujet des normes techniques de produits du tabac, une plainte déposée en Hollande l'an passé accusait les cigarettiers de falsification des tests d'émissions des cigarettes, notamment par l'ajout de micro-perforations dans les filtres. "Le procureur a finalement classé sans suite l'affaire", rappelle le journal NL-Times.



mercredi 9 mai 2018

[Bref] Le Pr Riccardo Polosa devient conseiller scientifique d'INNCO à titre gracieux

INNCO, le réseau international des organisations de consommateurs de produits nicotinés à risque réduit, annonce un renfort de marque. Le Pr Riccardo Polosa, directeur de l'Institut de médecine de l'Université de Catania en Italie, rejoint à titre de conseiller scientifique l'organisation d'usagers. "Nous lui sommes reconnaissants pour son soutien ainsi que son engagement à fournir une orientation durable et des conseils alors que nous continuons de développer INNCO comme ressource de défense mondiale pour les consommateurs de produits de nicotine alternatifs et ceux qui soutiennent notre mission de réduction des méfaits par l'éducation et le plaidoyer", annonce un communiqué de l'organisation aujourd'hui. 

Auteur de plus de 350 articles scientifiques sur la médecine respiratoire, l'immunologie clinique et la dépendance au tabac, il a mené plusieurs études sur le vapotage. Son article sur le suivi durant plus de 3,5 ans de vapoteurs sans passé tabagique publié en novembre dernier dans Nature - Scientific Report a été parmi le top 100 des articles scientifiques les plus lus au monde en 2017. Le Pr Polosa est déjà au comité scientifique de la Ligue Italienne Anti-Fumée (LIAF) et a participé à plusieurs rencontres internationales au sujet de la réduction des risques à l'aide du vapotage, comme les Ecig Summits à la Royal Society de Londres et le Global Forum on Nicotine (GFN) à Varsovie. Il sera aussi le 19 mai à la VapeCon de Bienne pour présenter ses derniers travaux.

"Le rôle de consultant scientifique qui m'a été confié me permet d'assister les associations de vapoteurs et de consommateurs dans leur grande bataille pour le droit à la santé. La possibilité d'utiliser des outils moins nocifs que le tabagisme conventionnel est une opportunité que nous, les scientifiques, devons évaluer, soutenir et promouvoir. Le vapotage est une révolution qui nécessite engagement et courage. Nous serons toujours là", déclare le Pr Polosa au site de la LIAF à propos de sa nomination.

Outre le conseil scientifique, le Pr Polosa pourrait aider l'organisation des usagers à être représentée par son entremise dans les grandes rencontres des organisations internationales, pour le moment impossible à accéder pour les usagers. "Initialement, le professeur Polosa assistera en co-représentant INNCO dans son engagement avec l'Alliance mondiale contre les maladies non-transmissibles (MNT) de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) et d'autres organismes concernés. Communiquer de manière transparente avec l'Alliance mondiale contre les MNT et l'informer est un objectif important de l'INNCO dans le cadre des travaux de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur les maladies non transmissibles qui se tiendra à New York le 26 septembre 2018. Cette réunion est d'une importance cruciale, avant la Conférence des Parties à la Convention-cadre de lutte anti-tabac (CCLAT) de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du 1er au 6 octobre à Genève", explique le communiqué de l'INNCO.


Nanny State Index: la Suisse au palmarès des pays les plus liberticides contre la réduction des risques avec la vape

Publié ce 7 mai, le supplément nicotine du Nanny State Index 2018, le classement des "Etats nounous", classe la Suisse parmi les pires pays européens en matière du droit humain à préserver sa santé à l'aide de moyens de consommation de nicotine à risque réduit. Établi par Christopher Snowdon, de l'Institute of  Economic Affairs, le palmarès positionne la Suisse en quatrième place du pire, derrière la Finlande, la Hongrie et la Norvège. A l'opposé, la Suède et le Royaume-Uni en respectant mieux les droits à l'accès aux produits de réduction des dommages et à l'information préservent non seulement les libertés individuelles mais se montrent particulièrement efficaces pour réduire le tabagisme. 7% de fumeurs en Suède, 17% au Royaume-Uni contre plus de 25% en Suisse et 27% dans la Hongrie qui a soumis le vapotage au monopole d'Etat, selon les chiffres avancés par le rapport.

Liberté de choisir la réduction des risques en Suède

La bonne note, ainsi que son très faible taux de tabagisme, de la Suède proviennent notamment de son régime libéral sur le snus. Les suédois sont les seuls résidents des trente pays analysés à pouvoir acheter légalement ces petits sachets de poudre de tabac à suçoter. Produit traditionnel en Scandinavie, sa préparation par étuvage du tabac neutralise une large part des toxiques spécifiques du tabac, les nitrosamines. La Suède a non seulement le plus bas taux de fumeurs, elle détient aussi les plus bas taux de cancers liés au tabagisme: des poumons évidemment, mais aussi oraux-buccaux et du pancréas (contrairement à une légende urbaine). Le Royaume-Uni n'a pas pour le moment légalisé le snus. Mais sa politique en faveur de la liberté de choisir le vapotage pour sortir du tabagisme la place dans les pays les plus respectueux des libertés sur le sujet.

Le maintien du tabagisme de force en Suisse

Le respect des libertés n'est par contre pas une valeur cultivée par la politique menée sur ce sujet par le Conseiller fédéral Alain Berset en Suisse. Carambolage de l'actualité, le rapport a été rédigé avant la décision le 24 avril du Tribunal Administratif Fédéral d'invalider la prohibition illégale des liquides nicotinés imposée depuis 2009 par l'administration. Si les bureaucrates bernois respectaient la décision de justice, la situation et le classement au Nanny State Index changeraient pour les helvétes. Jusque-là, "la Suisse était le seul pays en Europe à maintenir une interdiction des produits de vapotage nicotinés", souligne le rapport. 

Sur la question de l'accès au snus, Christopher Snowdon s'étonne. "Bien que la Suisse ne soit pas membre de l'Union Européenne et donc pas astreinte à prohiber la vente de snus, elle ne s'est jamais décidé à l'autoriser", déplore le chercheur. Alors que des produits de tabac oraux reconnus plus nocifs sont en vente libre dans les kiosques suisses. 

En fait, petite histoire révélatrice, la prohibition du snus remonte à une motion déposée en 1991 par le Conseiller national Peter Hess, au nom de la lutte anti-tabac. Il s'est révélé en 2001 qu'il siégeait au Conseil d'administration de British American Tobacco International (BATI), filiale du cigarettier BAT. Personne parmi ses anciens amis anti-tabac n'a eu l'idée de remettre en cause sa prohibition du snus. Sa levée a cependant été exigée récemment par le parlement dans le cadre de l'élaboration de la future Loi sur les produits du tabac (LPTab), qui a encore un long chemin législatif à mener...


[Ploomfff] Campagne de pub anti-vape de Japan Tobacco en Allemagne

"Pas besoin de batterie". La marque de cigarettes American Spirit, appartenant à Japan Tobacco (JTI), cible les vapoteurs dans sa nouvelle campagne de publicité en Allemagne. La cigarette profilée pseudo bio-écolo s'attaque à son concurrent sans monoxyde carbone ni goudrons. La pub ne précise pas les milliers de toxiques inclus dans la fumée de la cigarette promue. Mais on peut imaginer la "défacer" pour préciser le message et rendre la publicité plus responsable...

En Allemagne, le vapotage offre une alternative à dommage réduit qui a convaincu 3,7 millions de fumeurs, selon l'étude fin 2017 de la Verband des eZigaretten-Handels (Vd-eH), l'association indépendante des professionnels de la vape. Selon son estimation, le marché s'est étendu de 40% pour la seule année 2017 et atteint environ 600 millions €. En sens inverse, l'Institut Nielsen a mesuré une baisse des ventes de produits de tabac de 3% entre septembre 2016 et septembre 2017, passant sous la barre des 20 milliards € de vente annuelle. Le même institut a noté que les ventes de produits de vapotage dans le circuit des détaillants non spécialisés (kiosques, stations-services, épiceries...) a doublé en une année pour dépasser 33 millions €, ce qui reste une faible part (autour de 5%) du marché global de la vape.

La campagne de publicité d'American Spirit coïncide avec les déclarations de Yasuhiro Nakajima, vice-président du département des produits à risque modifié de Japan Tobacco International (JTI), qui appelle à durcir la réglementation européenne contre les produits de vapotage sans nicotine dans le magazine Parliament. En contrepartie, il demande à ce que les restrictions de communication des fabricants soient assouplies. Au vu de cette campagne de pub de son entreprise, on peut nourrir quelques doutes sur les véritables intentions derrière cette demande du dirigeant du cigarettier nippon.



mardi 8 mai 2018

[Bref] A Taïwan: le vapotage augmente, le tabagisme adolescent chute au plus bas

Le tabagisme adolescent est au plus bas à Taïwan, tandis que le vapotage progresse légèrement. La part de fumeurs chez les lycéens (15-18 ans) a chuté de 11,51% à 8,26% entre 2014 et 2017. Chez les élèves des junior high school (12-15 ans), ils sont 2,66% à fumer en 2017 contre 5% trois ans plus tôt. "Ces deux groupes ont atteints les niveaux les plus bas historiquement", précise une étude publiée dans Asia Pacific Journal of Public Health. Dans le même temps, les adolescents qui déclarent avoir vapoté au moins une fois dans le mois précédent l'enquête sont passés de 2,01% à 3,54%, constatent les chercheurs de la Taipei Medical University qui se sont appuyés sur les données de la Global Youth Tobacco Survey (GYTS)

Liquides nicotinés prohibés à la vente

La législation locale actuelle soumet les liquides de vapotage avec nicotine à la réglementation des médicaments, mais aucun produit n'a été homologué. Le vapotage nicotiné est en conséquence de fait un produit illégal à Taïwan. L'étude ne précise pas quel type de vapotage, avec ou sans nicotine, est utilisé par les personnes, jeunes ou âgés, déclarant vapoter. 

"À Taiwan, les politiques restrictives actuelles et les campagnes contre le vapotage ont pu prévenir leur prolifération, en particulier chez les adultes. L'usage du vapotage y est beaucoup plus répandu chez les jeunes que chez les adultes, dont le taux de tabagisme conventionnel est 3 à 5 fois plus élevé que chez les jeunes. Bien que la consommation de vapotage ait augmenté plus significativement chez les jeunes que chez les adultes, les données actuelles montrent peu d'indice d'une contribution à une renormalisation du tabagisme plus importante chez les jeunes", expliquent les chercheurs dirigés par le Pr Wayne Gao. Malgré ces données, ils répètent leur peur de renormalisation du tabagisme par le vapotage chez les jeunes.

Projet d'interdiction totale de l'usage de la vape

Reprenant l'appel de Jagdish Kaur, cadre indienne du bureau anti-tabac de l'OMS, à suivre l'exemple des dictatures Nord-Coréenne et Thaïlandaise, une proposition d'interdiction totale de la production, de la distribution, de la vente et de l'usage du vapotage à Taïwan a été faite au Législatif Yuan en décembre dernier. 

Malgré cette orientation anti-vape, la délégation taïwanaise avait été exfiltrée discrêtement du Sommet 'Tabac ou santé' au Cap (Afrique du Sud) organisé par l'affairiste milliardaire anti-réduction des risques Michael Bloomberg pour ne pas gêner ses discussions business avec la Chine à cette occasion, les deux pays étant passablement brouillés.

Appel à la répression des personnes arrêtant de fumer à l'aide du vapotage par l'OMS


[Bref] Japan Tobacco appelle à durcir la réglementation anti-vape européenne

Dans une tribune au magazine Parliament, revue destinée aux bureaucrates et lobbyistes européens, Yasuhiro Nakajima appelle à durcir la réglementation anti-vape européenne dans la directive des produits du tabac (TPD). Le vice-président du département des produits à risque modifié de Japan Tobacco International (JTI) propose de profiter de la prochaine révision de la directive pour renforcer les mesures de répression contre les usagers indisciplinés des produits indépendants. Notamment, il dénonce leurs astuces de contournement de la limite de contenance à 10 ml. Cette limite a été imposée pour handicaper l'industrie indépendante du vapotage tandis que les cigarettiers préfèrent les produits non rechargeables, aux marges bénéficiaires plus larges. "Les consommateurs veulent des bouteilles de recharge plus grandes que celles autorisées par la TDP. Le résultat est qu'ils complètent les flacons non-réglementés sans nicotine avec des injections régulées de nicotine. Les responsables de la santé savent-ils ce qu'il y a dans ces liquides non nicotiniques? Non - et cela doit changer !", tempête le responsable de JTI.

En Suisse, le lobbyisme cigarettier a marché

La marque, qui commercialise notamment les cigarettes Winston et Camel depuis son rutilant siège genevois, a bénéficié en Suisse de l’accommodement de l'administration Berset. JTI a pu commercialiser sans étude indépendante préalable sa Ploom, un hybride très nicotiné et peu agréable entre cigarette et vapoteuse, alors que régnait encore la prohibition de vente des liquides nicotinés de vape. En septembre dernier, une plainte avait été déposée pour concurrence déloyale par Rico Daniel, un commerçant de produits de vapotage suisse-allemand.

Chambre d'écho lituanienne 

L'appel cousu de fil blanc du dirigeant du cigarettier japonais pour réduire l'attractivité du vapotage et la liberté de ses usagers en Europe fait écho aux propos du 3 mai appelant à ne pas arrêter de fumer [sic!] à l'aide du vapotage du Commissaire européen à la santé lituanien Vytenis Andriukaitis dans Euractiv, un autre média lié à la bureaucratie européenne. La Lituanie a été le premier pays ex-soviétique a privatiser une industrie d'Etat en vendant à Philip Morris la Klaipeda Toabacco en 1991. Depuis, la firme cigarettière lausannoise est devenue le second contributeur actuel en taxe du pays et figure dans son top 10 des investisseurs.

Conférences de K. Farsalinos, R. Polosa et R. Auer le 19 mai à la VapeCon de Bienne

Les professeurs Konstantinos Farsalinos et Riccardo Polosa, deux des scientifiques spécialistes du vapotage les plus renommés mondialement seront à Bienne le samedi 19 mai après-midi à la VapeCon. Dans la salle de conférence du Palais des congrès de Bienne, le Dr Reto Auer, chercheur à l'Université de Lausanne et de Berne, les accompagnera pour présenter sa prochaine étude de cohorte qui doit se dérouler en Suisse à partir de juin. Agendée à 13 h, les conférences seront en anglais avec une traduction simultanée en français et allemand, suivi d'un débat entre les trois scientifiques animé par Olivier Théraulaz, président de l'association Helvetic Vape.

Le Pr Konstantinos Farsalinos est chercheur au Centre de chirurgie cardiaque Onassis à Athènes et au département de pharmacologie de l'Université de Patras, en Grèce. Il a mené des dizaines d'études au sujet du vapotage, notamment sur sa cytotoxicité, les protocoles corrects d'évaluation des émanations de vapotage et des enquêtes sur les usages des vapoteurs. Il poste régulièrement des synthèses de ses recherches ou des réactions à des études sur son blog E-cigarette Research

Le Pr Riccardo Polosa dirige l'Institut de médecine interne et d'urgence et le Centre de recherche sur le tabac (CPCT) de l'Université de Catane en Italie. Auteur de plus de 250 articles et livres scientifiques sur la médecine respiratoire, l'immunologie clinique et la dépendance au tabac, le Pr Polosa et son équipe de recherche ont mené plusieurs essais cliniques sur le vapotage. Il est également du comité scientifique de la Ligue Italienne Anti-Fumée (LIAF).

Le dimanche sur la Suisse

Comme précédemment annoncé, la conférence du dimanche après-midi de la VapeCon sera consacrée à exposer la situation pour le vapotage en Suisse avec Olivier Théraulaz, Marc Szeemann, respectivement président et secrétaire général de l'association Helvetic Vape, accompagnés de 'PhilGood' Scheck, célèbre reviewer en terre helvète.

VapeCon - samedi 19 et dimanche 20 mai 2018
au Palais des congrès CTS Biel, Rue centrale 60, 2501 Biel / Bienne

CONFÉRENCES:

Samedi: de 13h00 à 14h00 - Présentations des Prs K. Farsalinos, R. Polosa et R. Auer
En anglais avec interprétation simultanée français/allemand
de 15h30 à 16h30 - Débat entre les Prs K. Farsalinos, R. Polosa et R. Auer, animé par Olivier Théraulaz, président d'Helvetic Vape, avec questions du public.
En anglais avec interprétation simultanée français/allemand

Dimanche: de 14h00 à 15h00 Débat avec Philgood Scheck, Marc Szeemann et Olivier Théraulaz avec le public, en allemand et français sans interprétation.


lundi 7 mai 2018

Récidive: l'administration Berset se moque ouvertement de la justice, de la santé publique et de la population Suisse

Permettre l'arrêt du tabac au mieux
Après sa défaite au Tribunal Administratif Fédéral (TAF), l'administration tente d'imposer des restrictions aux vapoteurs suisses à travers une interprétation absurde du jugement rendu. Ces restrictions, à la "bruxelloise", réduiraient la liberté de choix dans les produits de vapotage, outil de réduction des dommages, et favoriseraient le maintien du tabagisme, principale cause évitable de maladies en Suisse. Les intérêts des lobbys et des rentrées fiscales pour le Département de l'intérieur semblent prévaloir sur le respect de la justice et de la santé publique. Helvetic Vape, l'association Suisse des vapoteurs, s'inquiète de l'obstination de l'administration Berset.

Le verdict du TAF ne repose pas sur le principe de cassis de Dijon

Le verdict du Tribunal Administratif Fédéral (TAF) est des plus clairs: "Une décision de justice n'entraînera la nullité que dans des cas exceptionnels et s'ils sont graves[*]. En raison de sa défectuosité, la décision générale doit être révoquée". La décision administrative de la prohibition de vente en Suisse des liquides de vapotage nicotinés a donc été abrogée par le jugement C-76347/2015 du TAF ce 24 avril 2018. "Étant donné que la décision administrative de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) du 12 novembre 2015 doit être abrogée, il n'est pas nécessaire de poursuivre l'examen des objections du plaignant et de répondre à sa demande de jugement déclaratoire", précisent les juges de la cour de St.-Gall. 

Le TAF casse la prohibition du vapotage nicotiné en SuisseAutrement dit, l'argumentation autour du principe du cassis de Dijon invoquée par la défense des deux recourants - Stefan Meile d'Insmoke et Rico Daniel d'E-Smoking - n'a pas eut à être prise en compte pour rendre ce jugement. Le point est important puisque l'OSAV invente sa propre interprétation du jugement pour justifier de nouvelles restrictions à l'accès local aux produits de réduction des méfaits pour la population Suisse. "Avec la décision du Tribunal administratif fédéral du 24 avril 2018, les cigarettes électroniques contenant de la nicotine en provenance de l’UE, en se fondant sur le principe du Cassis de Dijon, peuvent désormais être commercialisées en Suisse", délire Judith Deflorin, responsable de la division ­Accès au marché à l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) dans un interview ce 4 mai au magazine de la Migros. A aucun moment, la cour du TAF ne se fonde sur le principe de Cassis de Dijon pour rendre son verdict et rien ne semble justifier d'imposer à la population Suisse les restrictions réglementaires dictées par les lobbys de Bruxelles. 

L'administration n'a pas compétence d'imposer n'importe quoi

Avec ces déclarations, l'administration se moque ouvertement de la justice en récidivant. Le TAF a abrogé la décision abusive de l'OSAV de prohiber la vente des liquides nicotinés de vape parce que, dans un régime démocratique tel que la Suisse, l'administration n'a pas compétence pour imposer n'importe quoi à la population au gré de ses lubies. Par une pirouette de langage, l'administration tente depuis 2009 de faire croire à une fantasmatique "unité fonctionnelle" pour amalgamer des produits aussi différents que les atomiseurs, les box, les batteries et les liquides de vapotage. "Le terme "e-cigarette" (cigarette électrique, cigarette électronique) n'est pas un groupe fonctionnel, puisqu'il ne s'agit pas d'un groupe d'articles formant une unité individuelle, mais un terme collectif couvrant tous les modèles d'e-cigarettes (cigarette électrique, cigarette électronique), y compris leurs cartouches et recharges (liquides) commercialisées séparément", relève le jugement du TAF. 

Avant de pointer l'abus de l'administration: "L'OSAV s'est abstrait de la catégorie de produit original "Liquides à 9 mg de nicotine" ou "Liquides pour e-cigarettes" et a choisi une formulation ouverte, élargissant ainsi de manière significative l'objet de la décision. L'objet de la décision "e-cigarette" (cigarette électrique, cigarette électronique) n'est pas déterminé individuellement et il n'est donc pas concret, mais abstrait". "Il résulte de ce qui précède", poursuit le verdict du TAF à son point 3.6, "que la décision de l'OSAV a un cercle de destinataires et un objet de décision abstrait, la décision est devenu générale-abstraite au lieu d'être générale-concrète, de sorte que son contenu est devenu un décret au lieu d'une décision de portée générale. Pour cette raison, la décision générale contestée s'avère être une décision erronée", explique la Cour aux bureaucrates visiblement peu soucieux des problèmes de vices de forme dans leurs appétit d'imposer leurs intérêts à la population.

Des vapoteurs romands sauvés du tabagisme grâce à le nicotine

Quels enjeux?

L'OSAV tente de profiter de ce jugement, qui désavoue sa politique d'obstruction anti-vapotage, pour imposer de facto la réglementation européenne (TPD), dictée à l'UE en 2014 par Vilnius et la Valette. Que ce soit la Lituanie ou Malte, les deux pays sont passablement aux ordres de lobbys intéressés à maintenir le tabagisme en place. Ces restrictions auraient notamment pour conséquence de limiter la vente de liquides de vape nicotinés en fioles de 10 ml au maximum avec une concentration maximale de nicotine à 20 mg/ml. 

Le Conseil fédéral lui-même a souligné l'absurdité de la limitation européenne de contenance des fioles dans le rapport explicatif à son avant-projet de loi sur les produits du tabac et des cigarettes-électroniques (LPTab), publié le 8 décembre dernier pour consultation publique (voir les 1287 avis publiés hier sur le page de l'OFSP). Rendant les fioles plus facilement préhensiles pour les petits enfants, cette taille réduite augmente les risques d'accidents, cependant très rares, par ingestion accidentelle. Elle pousse surtout à une surconsommation inutile et polluante de contenants et augmente mécaniquement les coûts. Bref, une décision ridicule de bureaucrates européens sous l'influence de lobbys intéressés à entraver l'essor du vapotage.

Une interdiction d'arrêter de fumer pour 30% des fumeurs

De même et de manière plus critique pour la santé publique, la limitation à 20 mg/ml de nicotine est absurde et délétère. Pour le lecteur peu au fait, le contenu réel en nicotine d'une cigarette selon les normes en vigueur en Suisse (et dans l'UE) est compris entre 10 et 20 mg de nicotine - à ne pas confondre avec la mesure de la fumée dégagée par un certain nombre de bouffées lors des tests avec des machines à fumer, mesure encore indiquée sur les paquets en Suisse -. Pour environ un tiers des fumeurs, cette limite est trop basse pour réussir à arrêter de fumer à l'aide du vapotage. 

Avant l'entrée en vigueur de la transposition de la directive européenne TPD, près des deux-tiers des gammes de liquides en boutiques britanniques offraient des concentrations supérieures à 20 mg/ml. Depuis l'entrée en vigueur de la transposition de la TPD, la chute du tabagisme grâce au vapotage subit un fléchissement en Angleterre. A présent, une commission parlementaire étudie les modifications à apporter à la réglementation à l'occasion du Brexit. La révision de cette limite contre-productive est une demande des milieux de santé et des usagers britanniques. Cette limite en vigueur en France depuis 2011, avant même l'instauration de la TPD, est probablement une des clefs d'explication de la plus faible efficacité du vapotage contre le tabagisme que de l'autre côté de la manche.

Incitation à surconsommer

Outre que cette limite interdit en acte aux fumeurs les plus nécessiteux une aide pour sortir du tabagisme, elle favorise une surconsommation de liquide chez les vapoteurs. Comme déjà évoqué sur ce blog, les travaux de la Dr Lynne Dawkins montrent que les utilisateurs sous-dosés en nicotine compensent en consommant plus de liquide et ont tendance à augmenter la puissance de leur appareil. Le développement des liquides aux sels de nicotine permet à des fumeurs dont l'appareil respiratoire est inflammé par le tabagisme, d'inhaler des liquides dosés à 40, 50 voire 70 mg/ml de nicotine. Ce nouvel outil constitue une avancée de premier choix pour aider certains types de fumeurs à sortir du tabagisme. En interdire la vente, c'est condamner ces personnes à ne pas avoir le droit de sortir du tabagisme et des maladies qui lui sont liées. Il n'y a aucune justification éthique, sanitaire ni sociale à une telle mesure contre le droit à la santé.

La politique d'obstruction fédérale

La cigarette à Berset
Alors quelle peut être la véritable raison des services du Conseiller fédéral Alain Berset pour imposer ces restrictions stupides et morbides? Selon toute vraisemblance, la même qui les a conduit à prohiber en toute illégalité le vapotage nicotiné durant neuf ans. Judith Deflorin l'avoue à demi-mot dans son interview au magazine de la Migros. "Ce recours accepté par le Tribunal administratif fédéral constitue-t-il une surprise?", lui demande le journaliste, "Non, pas vraiment. L’ensemble du processus a pris deux ans et nous attendions la réponse du tribunal", reconnait la porte-parole de l'OSAV, qui savait donc que sa décision administrative n'était pas valable et allait être annulée par le TAF. Autrement dit, l'administration joue la montre depuis toutes ces années: gagner du temps pour permettre aux cigarettiers d'imposer leurs nouveaux produits marquetés "à risques modifiés" comme les référents sur le marché et imposer les normes européennes en Suisse.

Plus de 2,2 milliards FS. de rentrées annuelles grâce aux ventes de tabac dans les comptes du Département de l'intérieur d'Alain Berset, l'importance des cigarettiers aux sièges lausannois ou genevois, dont les produits ont été homologués sans études indépendantes préalables, ajoutés aux intérêts des monstres bâlois de l'industrie du cancer, dont 40% est assuré par le tabagisme... L'OSAV ne se moque pas seulement de la justice et de la population en lui racontant des sornettes. L'administration d'Alain Berset se moque de la santé publique au profit de petits arrangements entre lobbys.

Que faire ?

Les indications du billet sur le site de l'OSAV ne sont que des indications sans statut juridique. Puisque ces indications n'ont pas de légalité, ne pas les respecter n'est pas un acte illégal en l'état. Le problème est évidemment que l'administration va tenter de "faire sa loi" pour créer une situation de fait avant même son projet d'assimilation du vapotage au tabagisme dans la loi Tabac (LPTab) - qui n'entrera pas en vigueur avant 2022 (voire plus tard...) -. Il semble impératif que les citoyens refusent une nouvelle période d'abus d'autorité illégal de l'administration après neuf ans d'obstruction contre le droit à la réduction des risques. Selon les données du monitorage officiel, plus d'un million de fumeurs suisses ont essayé le vapotage, mais sans pouvoir arrêter de fumer avec son aide faute de nicotine. 

Le bilan humain de l'administration est lourd, très lourd. La politique tabagique irresponsable et conservatrice du Conseiller fédéral Alain Berset en charge de ce département est inacceptable. Enfin, il serait bienvenu que le Tribunal Administratif Fédéral précise à l'administration la portée de son jugement pour couper court aux non-sens répandus par la porte-parole de l'OSAV à son propos. La bataille pour le droit à la réduction des risques avec le vapotage en Suisse n'est pas terminée...

[*] La décision du TAF mentionne la jurisprudence : cf. BGE 138 II 501 E. 3.1 ; BGE 137 I 273 E. 3.1 ; BGE 137 III 217 E. 2.4.3 ; BGE 136 II 489 E. 3.3 ; arrêts du BGer 9C_320/2014 du 29 janvier 2015 E. 4.1, 2C_596/2012 du 19 mars 2013 E. 2.1 et 2C_657/2014 du 12 novembre 2014 E. 2.2